Madagascar est classé 106ᵉ sur 120 pays dans l’Indice de Bonne Gouvernance Chandler 2025. Score : 0,346. Traduction simple : le pays est très mal gouverné. Justice, santé, éducation, environnement… tout est à la traîne. Le PIB par habitant plafonne à 506 dollars. Pendant ce temps, les dirigeants s’acharnent à faire diversion avec des « werawera » médiatisés à outrance, espérant détourner l’attention d’un pays qui s’enfonce.
Et comme si ce n’était pas suffisant, le même régime qui laisse Madagascar dériver est désigné à la tête de la SADC, la Communauté de Développement d’Afrique Australe. Une blague ? Non. Une gifle à la face des peuples qui croient encore en une Afrique responsable.
Comment un pays aussi mal classé en matière de gouvernance peut-il présider une organisation censée promouvoir le développement, la stabilité et la bonne gouvernance régionale ? Quelle crédibilité reste-t-il à la SADC si elle confie les rênes à un État en crise institutionnelle ?
Les dirigeants malgaches célèbrent cette nomination comme une victoire. En réalité, c’est le symptôme d’un système qui ne récompense plus la compétence, mais la connivence.
Pendant ce temps, le peuple crève
Loin des projecteurs, la majorité des Malgaches vivent dans une pauvreté extrême. Les hôpitaux manquent de tout. Les écoles tombent en ruine. La justice n’est qu’un mot creux. Et pourtant, les dirigeants paradent, se félicitent, multiplient les discours vides pendant que les classements internationaux rappellent sans détours l’état réel du pays : la dégringolade.
Certains indicateurs, comme l’égalité des sexes ou l’efficacité des dépenses, surnagent. Mais ils ne suffisent pas à maquiller l’échec d’un État incapable d’assurer le minimum vital à sa population.
SADC : silence complice ou aveuglement total ?
La SADC s’enfonce avec cette décision. Confier sa présidence à Madagascar en 2025 revient à confirmer son inutilité. Car une organisation régionale qui n’exige aucun standard pour désigner ses leaders n’est qu’une coquille vide, bonne à faire des réunions et des photos de groupe.
Assez de maquillage, place à la vérité
Madagascar n’a pas besoin d’une présidence symbolique. Il a besoin de réformes profondes, de dirigeants compétents, et surtout, d’un électrochoc national. Que cette mascarade ne fasse plus illusion : le pays est en crise, et le monde le voit.






