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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Rajoelina et la SADC : déjà un parfum de “deuxième mandat”

La gazette de la grande île
24/08/20252 minute read
Ne soyons pas surpris si, en août 2026, on voit surgir un grand spectacle populaire soigneusement organisé : “les peuples de la SADC” implorant Andry de sacrifier son repos pour rester leur guide. Et lui, faussement gêné, acceptant “par devoir”

Andry Rajoelina vient à peine d’être investi président de la SADC que l’on peut déjà deviner la suite du scénario. Le discours d’acceptation ? Classique : unité, prospérité, dialogue… un vrai manuel de “comment parler comme un chef d’État régional en dix leçons”. Le maillet présidentiel reçu des mains de Mnangagwa ? À peine posé sur le bureau qu’on imagine déjà Rajoelina se demander : “Comment je fais pour garder ça plus longtemps ?”
Car si Rajoelina a bien une spécialité, ce n’est pas seulement d’organiser des shows à grand renfort de projecteurs et de feux d’artifice, c’est aussi d’expliquer que ce n’est jamais lui qui veut rester, mais “le peuple qui le réclame”. À Madagascar, on connaît la chanson : concerts géants, caméras braquées sur une foule triée sur le volet, et témoignages émus : “Nous voulons qu’il continue !” Et lui, la main sur le cœur, feignant la surprise : “Ah bon ? Vous voulez que je reste ? Bon, si vous insistez…”
Alors, pourquoi ne pas exporter la méthode au niveau régional ? Imaginez la scène : des interviews soigneusement dirigées au Mozambique, un spectacle de son et lumière au Zimbabwe, une chorale d’enfants en Angola chantant : “Andry, un deuxième mandat !” La mise en scène, il sait faire.
Le plus ironique, c’est que la présidence tournante de la SADC dure un an. Un détail, vraiment. Rajoelina a déjà prouvé qu’avec assez de populisme et un soupçon de culot, les règles deviennent de simples suggestions. Après tout, il l’a déjà fait chez lui. Il ose même touché à la constitution de son pays. Pourquoi pas au niveau régional ?
Ne soyons pas surpris si, en août 2026, on voit surgir un grand spectacle populaire soigneusement organisé : “les peuples de la SADC” implorant Andry de sacrifier son repos pour rester leur guide. Et lui, faussement gêné, acceptant “par devoir”.
En somme, ce premier mandat à la SADC pourrait bien n’être qu’un avant-goût. Avec Rajoelina, tout est possible : même faire tourner une présidence… deux fois de suite.

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