Attention attention. Il faut oser dire la vérité : l’un des principaux freins au développement de Madagascar, c’est notre propre administration, truffée de réseaux corporatistes et de chaînes invisibles de corruption. Une fonction publique qui, au lieu de servir, se sert.
Un État captif de la rente
Au cœur de ce système : une administration réduite à un rôle de rentière. Une machine étatique où les ressources sont captées, redistribuées entre initiés, sans impact concret pour la population.
Moins de 0,6 % des Malagasy contrôlent les budgets, les aides, les projets – souvent sans obligation de résultats. Cette minorité technocratique, protégée par l’opacité et l’impunité, s’est installée au cœur d’un État paralysé, inefficace, et de plus en plus illégitime.
Et l’aide internationale, en s’accommodant de ce système, ne fait souvent que renforcer cette rente au lieu de la combattre.
Il est temps de briser le cercle vicieux
Nous devons rompre avec ce cycle infernal. Une vraie réforme de l’État est urgente : repenser les missions de la fonction publique, exiger des résultats, restaurer la redevabilité, et reconnecter l’administration aux besoins réels du pays.
Un État de rente ne construit rien. Il entretient la pauvreté.





