Arrêtons le cinéma politique ! Rien ne change en profondeur. Ne soyons pas dupes. La lutte continue.
Madagascar est en pleine crise. Politique, sociale, morale. Le limogeage du gouvernement n’est qu’un rideau de fumée, un cache-misère. Le système est à bout de souffle, coupé de sa jeunesse, sourd à la rue, aveugle face à l’urgence.
Et que fait le pouvoir ? Il recycle. L’ancien directeur de cabinet du Premier ministre Ntsay devient… Premier ministre. Sérieusement ? Encore un pion du même cercle, encore un soldat du système, encore une nomination entre copains.
Est-ce ça, le « changement » qu’on nous vend ? NON. C’est une mascarade, une mise en scène politique pour gagner du temps. Un théâtre d’ombres. Le peuple mérite mieux que ça.
La colère qui monte ne tombe pas du ciel. Elle couve depuis longtemps :
* un chômage de masse,
* une école en ruine,
* une jeunesse sans avenir,
* des institutions verrouillées,
* un régime qui impose le silence au lieu d’ouvrir le dialogue.
*
Depuis des années, Andry Rajoelina fait le choix de l’autoritarisme. Et aujourd’hui, il promeut un général — un homme du sérail — à la tête du gouvernement. Pas pour réformer, mais pour mieux contrôler. Pour verrouiller encore plus. Pour étouffer la contestation.
Ce n’est pas un tournant. C’est une fuite en avant. Ce n’est pas un renouveau. C’est la perpétuation d’un système corrompu, inefficace et déconnecté.
Ce que nous vivons, c’est du pur cinéma politique. Une pièce de théâtre jouée pour endormir le peuple. Mais le peuple, lui, ne dort plus.
Il est temps de sortir de ce cycle infernal. Il est temps d’imposer un nouveau contrat social : Un contrat juste, transparent, redistributif, populaire. Un contrat où la jeunesse malgache n’est plus spectatrice, mais actrice. Oui, elle peut construire, créer, décider, transformer.
La Génération Z n’est pas un danger.
C’est elle, la force du changement. C’est elle, la solution.
Elle doit devenir le moteur d’un basculement historique. Un renversement pacifique, mais radical. Un réveil national.
Il est temps d’écouter, de désobéir, de reconstruire.
Le statu quo est une impasse. L’action est notre seule issue.






