Ça suffit ! Le peuple est fatigué de cette arrogance.
En affirmant qu’il faut “chercher quelqu’un pour le remplacer”, Andry Rajoelina croyait sans doute démontrer sa sagesse. Il n’a fait que révéler l’arrogance de son pouvoir persuadé d’être irremplaçable, alors que la majorité des Malagasy, elle, réclame déjà le changement.
Lors de son show à Iavoloha ce mercredi 8 octobre 2025, Le Président Andry Rajoelina a récemment déclaré qu’il ne se présenterait pas à un troisième mandat. Une annonce qui, sur le papier, pourrait sembler louable. Mais la suite de son propos en dit long : il a ajouté — « Cherchez quelqu’un pour me remplacer, car moi, je ne me présenterai plus la prochaine fois. ».
Comme si Madagascar ne pouvait survivre sans lui.
Ce ton, mi-provocateur mi-messianique, traduit moins une sagesse politique qu’une arrogance tranquille — celle d’un pouvoir convaincu qu’il reste sans alternative.
Le double jeu du chef
Depuis plusieurs semaines, les relais du régime martèlent le même refrain : « Personne d’autre ne peut diriger Madagascar. »
Ce discours n’a rien d’innocent. C’est une mise en scène calculée, destinée à faire croire que le président est irremplaçable, à tester l’opinion publique, voire à la manipuler.
Mais la population, elle, n’est plus dupe. Le pays n’est plus celui de 2009 ni de 2018. La jeunesse d’aujourd’hui, hyperconnectée, informée et lucide, ne se laisse plus séduire par les slogans ni les promesses creuses.
Une colère sourde, un pouvoir sourd
Après plus d’une décennie de gouvernance marquée par des projets coûteux, des inégalités grandissantes et une pauvreté persistante, le bilan est lourd.
L’exaspération monte, la Génération Z descend dans la rue, et la classe moyenne s’effrite.
Face à cette réalité, le pouvoir semble répondre par la communication et le déni. Pire encore, par des paroles perçues comme du mépris.
Or, il n’est rien de plus dangereux pour un dirigeant que de sous-estimer la colère silencieuse d’un peuple fatigué.
La fin d’un cycle
L’arrogance du pouvoir trahit souvent sa fragilité.
Quand un président en vient à suggérer qu’« il n’y a personne pour le remplacer », il ne révèle pas sa force, mais sa peur.
Peur de la relève, peur du jugement de l’histoire, peur de perdre le contrôle.
Pourtant, l’histoire politique de Madagascar l’a montré à maintes reprises : aucun dirigeant n’est éternel.
Ceux qui s’y croient finissent toujours par être rattrapés par la réalité.
L’heure du sursaut
Le pays n’a pas besoin d’un sauveur, mais d’un État qui fonctionne, de dirigeants qui écoutent, d’institutions qui protègent et d’une jeunesse qui espère encore.
Le mécontentement qui gronde n’est pas une menace, c’est un signal. C’est Une volonté populaire de changer.
Comment il ne l’entend pas ce cri, il sera balayé définitivement par la vague du changement.





