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Le Journal de l'île Rouge
Société

Les diablesses du palais en Prada : Machine à sou mafieuse ou la nébuleuse procédure de traitement des plaintes VBG de Fitia

La gazette de la grande île
16/10/20254 minute read

À Madagascar, le traitement judiciaire des plaintes liées aux violences basées sur le genre ou « VBG » suscite de plus en plus d’interrogations. Des langues se délient sur cette fabuleuse toile d’araignée et machine à sou des amazones du palais. Malgré les efforts visibles des autres structures d’accueil et l’appui d’organisations partenaires, plusieurs témoignages pointent une procédure confuse, opaque et toujours précipitée, compromettant la crédibilité même du processus judiciaire au sein de l’Association Fitia, orchestrée par l’ancienne Première Dame et ses diablesses qui s’habillent en Prada.

D’après plusieurs témoignages concordants, certaines plaignantes se disent mal orientées dès leur premier contact auprès de l’accueil à Ambotsirohitra. Les décisions d’orientation vers des procédures pénales rapides, notamment des incarcérations immédiates, seraient toujours annoncées dès le premier entretien, sans enquête préliminaire et avant toute enquête de fond. Les plaignantes sont dès lors sous un climat de peur et de pression psychologique de la part de hauts cadres de Fitia, et qui les amènent parfois à se rétracter ou à accepter sans réelle compréhension les suites imposées à leur dossier. L’accueil de l’Association Fitia est alors la première faille du dispositif.

Les dossiers sont ensuite transmis aux services d’enquête de la police judiciaire à Tsaralalàna. Or, selon les confidences de plusieurs officiers rencontrés, qui sortent de leur mutisme, nombre de plaintes présentaient des incohérences factuelles : soupçons avérés sur la réelle intention des plaignantes, chronologies floues, absence de témoins directs ou de preuves tangibles. Pourtant, la pression institutionnelle liée aux impératifs de “résultats rapides” pousserait le service à transmettre, en procédures expéditive sous 24 heures, les dossiers au parquet sans avoir mené d’interrogatoires approfondis. De par les auditions précipitées et un déferrement systématique, la conséquence directe est une multiplication des mises en détention préventive en attendant les enquêtes d’instruction, souvent longues et complexes. Les Officiers de la Police Judicaire déplorent des instructions hâtives, dictées par la pression des amazones de Mialy Rajoelina.

Les juges d’instruction, conscients des lacunes dans les procédures préliminaires, ordonnent généralement des enquêtes complémentaires : expertises médico-psychologiques, enquêtes de moralité ou de voisinage, enquête au fond. Cependant, ces démarches prennent plusieurs mois, parfois des années, durant lesquelles les personnes mises en cause restent en détention préventive prolongée, alors même que de nombreux dossiers se concluent finalement par une relaxe.

Plusieurs observateurs de la société civile s’inquiètent de cette instrumentalisation du cadre de lutte contre les VBG par l’Association Fitia. Bon nombre de femmes en situation de conflit conjugal utiliseraient le dispositif comme moyen de pression ou de règlement de comptes, profitant de leurs relations au sein de Fitia, de la réactivité des structures et de l’empathie sociale envers les victimes présumées. Certains analystes estiment que l’Association Fitia est seulement évaluée au nombre de cas traités, ce qui pourrait indirectement favoriser la sur-qualification de certains dossiers et des statistiques inflationnistes destinées à justifier les financements de bailleurs internationaux dont la FNUAP.

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants est une cause nationale essentielle, mais elle ne peut prospérer, uniquement pour la justification des financements faramineux de la FNUAP, au prix d’un déséquilibre judiciaire et d’un excès de zèle administratif. Le prochain gouvernement devra auditer la chaîne de traitement des plaintes VBG de Fitia, du premier accueil jusqu’aux jugements définitifs, afin de garantir que chaque dossier soit traité avec rigueur, humanité et équité, dans le respect de la présomption d’innocence et de la dignité des victimes et des prévenus. Que les livres de compte de l’Association Fitia soit analysée avec fermeté et les centaines de dossiers soient pleinement traités en profondeur, car il s’agit avant tout de l’argent du contribuable, de l’honneur de notre pays et surtout vis-à-vis des hommes victimes de cette manipulation machiavélique de Fitia.

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