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Le Journal de l'île Rouge
Société

Rendez l’argent du peuple et des caisses de l’État avant de parler d’aides étrangères

La gazette de la grande île
16/10/20253 minute read

Poursuivez les détourneurs de fonds publics : ils ont pris des milliards.

Depuis la chute du régime Rajoelina, une inquiétude grandit : la crise financière qui s’annonce pourrait être profonde.
Beaucoup redoutent l’arrêt des aides étrangères, craignant que les caisses de l’État soient à sec, incapables d’assurer le fonctionnement normal des administrations.

Mais avant de pointer du doigt la situation économique mondiale, une question s’impose : où est passé l’argent du peuple ?

Car les caisses de l’État ne sont pas vides par hasard. Elles ont été vidées par des mains bien connues.

Des milliards détournés sous le régime précédent

Les affaires révélées ces dernières années parlent d’elles-mêmes.
L’ancien maire d’Antananarivo et ex-ministre Naina Andriantsitohaina a été épinglé dans plusieurs dossiers de détournements massifs : plus de 11 milliards d’ariary à la CNaPS, et une dizaine de milliards à la CUA, selon les enquêtes officielles.

Au ministère des Mines, l’affaire de la disparition de 35 kg d’or a mis en cause Fidiniavo Ravokatra et Ntsay Christian, alors responsables hiérarchiques. Les faits sont accablants : le coffre-fort contenant l’or se trouvait dans le bureau de Ravokatra, dont lui seul détenait le code d’accès.

Et ce n’est pas tout : Lanto Rakotomanga, proche du pouvoir d’alors, a été prise avec 2 milliards d’ariary en liquide dans son véhicule, en plus de ses activités illégales liées au trafic de bois précieux. Une partie des fonds qu’elle aurait accumulés reste encore introuvable.

L’argent est là. Il faut juste aller le chercher.

Alors que le discours officiel parle de caisses vides, les preuves montrent que l’argent existe bel et bien.
Il n’a pas disparu dans la nature : il a simplement changé de poches.

La véritable solution à la crise actuelle ne réside pas dans la peur ni dans la dépendance aux bailleurs internationaux, mais dans la restitution des fonds volés.
Ces milliards détournés suffiraient à relancer les services publics essentiels, à payer les fonctionnaires, à réhabiliter les infrastructures, et à redonner confiance au peuple.

Reprendre l’argent du peuple pour reconstruire le pays

La transition qui s’ouvre ne doit pas être seulement politique, mais morale et financière.
Ce n’est pas d’aides que Madagascar manque, mais de courage pour faire rendre des comptes à ceux qui ont trahi leur fonction.

Les caisses de l’État ne sont pas vides : elles sont simplement éparpillées dans les comptes bancaires et les villas de ceux qui les ont pillées.

Il est temps de les ouvrir, et de rendre l’argent au peuple.

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