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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Lalatiana Andriantongarivo : détention de drogue et d’armes lourdes

La gazette de la grande île
22/10/20253 minute read
Car si son mari a été condamné pour détention d’armes lourdes et drogue dure, Lalatiana Andriantongarivo devra, elle aussi, répondre un jour des zones d’ombre qui entourent son rôle dans cette affaire.

L’affaire des armes lourdes détenues illégalement par Andry Andriantongarivo, mari de l’ancienne ministre de la Communication Lalatiana Andriantongarivo, revient au premier plan. À l’époque, l’homme avait été arrêté pour possession d’armes militaires interdites et consommation de drogues dures, un dossier explosif qui avait rapidement été étouffé sous l’ombre du pouvoir.

Des armes lourdes sous le toit d’une ministre
Lors de l’arrestation d’Andry Andriantongarivo, le couple vivait ensemble, sous le même toit. Lalatiana, alors ministre en exercice, partageait son quotidien avec lui. Difficile, dans ces conditions, de croire qu’elle ignorait la présence d’armes de guerre et de stupéfiants dans leur foyer.
Elle a même contribué à l’arrestation de son propre mari, cherchant à se dégager de toute implication directe. À l’époque, cette manœuvre aurait été facilitée par sa proximité avec l’ancien président Andry Rajoelina, qui lui offrait une protection politique solide.

Un dossier étouffé par le pouvoir
Le silence qui a entouré cette affaire reste aujourd’hui l’un des plus troublants. Les faits concernaient pourtant la détention d’armes de type militaire, un crime grave selon la législation malgache, passible de lourdes peines.
Mais l’enquête n’a jamais abouti sur la responsabilité potentielle de Lalatiana, alors même qu’elle vivait dans l’environnement direct où ces armes ont été découvertes.

La fin d’une protection politique
Aujourd’hui, le contexte a changé. Lalatiana Andriantongarivo n’occupe plus de poste ministériel et ne bénéficie plus du parapluie protecteur de la présidence. Pour beaucoup, le moment est venu de rouvrir le dossier et d’appliquer la loi dans toute sa rigueur, sans distinction de statut ou de proximité politique.
Si une enquête était relancée, elle devrait déterminer que l’ancienne ministre a joué un rôle, actif dans la dissimulation de ces armes lourdes et de l’usage de substances illicites par son mari.

Une question de justice et d’équité
Ce dossier pose une question fondamentale : peut-on parler d’un État de droit tant que certains échappent à la justice en raison de leur position ou de leurs alliances politiques ?
L’affaire Andriantongarivo illustre le besoin urgent de transparence et d’égalité devant la loi, afin que les responsabilités soient établies, quelles qu’elles soient.
Car si son mari a été condamné pour détention d’armes lourdes et drogue dure, Lalatiana Andriantongarivo devra, elle aussi, répondre un jour des zones d’ombre qui entourent son rôle dans cette affaire.

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