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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Le chuchotement des mailles : la Transition doit parler vrai !

La gazette de la grande île
22/10/20252 minute read

Le retour des délestages, la flambée des prix des produits de première nécessité, la grogne des ménages et le murmure qui remonte des ruelles : le décor est planté. La Transition s’installe déjà dans un climat social chargé d’électricité, au sens propre comme au figuré.

Mais au-delà des problèmes eux-mêmes, c’est le silence lourd du pouvoir qui inquiète. À l’heure où le citoyen vit dans le noir par manque cruel d’informations, la communication institutionnelle semble s’être éteinte en même temps que les lampadaires. Une Transition ne se gère pas à huis clos. Chaque jour de mutisme officiel est une victoire pour la rumeur, une défaite pour la confiance. Le peuple malgache n’attend pas des miracles, mais de la vérité, du respect et un minimum de courage politique. On peut pardonner une panne, pas le mépris du silence. Les discours politiciens n’apaisent pas les problèmes récurrents, et la magie n’est pas au menu des républiques. Il ne suffit pas de promettre : il faut communiquer, expliquer, et surtout écouter. La communication n’est pas un art de façade, c’est un acte de gouvernance.

L’équipe, jusque-là boutonneuse et lumineuse, n’a pas encore cet art oratoire et rassurant qu’exige une telle période. Le peuple, lui, n’attend ni slogans ni selfies officiels : il attend un programme précis de la Transition, une vision claire de la Refondation dont il aspire depuis tant d’années. Il faut parler, reconnaître les failles, assumer les erreurs, donner des échéances, écouter les colères. En clair, il faut reconstruire le fil rompu entre l’État et la Nation, ce lien fragile que les coupures symbolisent si bien.

Parce qu’à trop se résigner à n’écouter qu’entre les colonnes, les cris du peuple sont vite étouffés par le murmurement des frères.

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