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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Deux ministres discrets mais dangereux

La gazette de la grande île
28/10/20255 minute read

Le premier
Juste Raharisone est franco-malgache, ministre du transport nouvellement nommé.
Membre de la Grande Loge de France.

Possède Madagascar Coastal Container Line (MCCL) basée à Toamasina. Des navires de sa flotte sont connus pour avoir transporté du bois de rose en 2015.
Déjà inculpé pour blanchiment d’argent en novembre 2024 à Antanimora puis a réussi à fuir à Maurice.

Liens d’amitiés étroits avec Valéry Ramonjavelo, Jean Charles Randrianasolo, Kerry Ghiyasseden concernant affaires de blanchiments d’argent.

Cheval de Troie de Mamy Ravatomanga au ministère du transport pour cacher toutes les preuves sur les affaires des Boeing 777 acheminé vers l’Iran avec la complicité de Madagascar. Ce dossier est ce qui fait que les USA ne lâchent pas Ravatomanga à Maurice.

Le second
Andry Rasoarahona, franco-malgache, ministre du commerce et de l’industrie nouvellement nommé

Très actif dans les réseaux maçonniques via le Grand Orient de France et sa loge Étoile Australe.

Il est issu d’une grande famille de l’aristocratie Merina.

Il est l’homme de confiance de Karim Barday du groupe Basan, le franco-Karana qui a des liens avérés avec Macron et qui est le petit fils de Haidaraly Jina Barday, cerveau des Khodjas qui a demandé la nationalité française pour une partie des Karana en 1947 car estimait être plus proche des colons français que des malgaches.
Il est l’initiateur du véritable schisme entre les malgaches et les Karana qui ont toujours vécu en bons termes.

Andry est également très proche de Bakoly Benoit, son mentor, qui est une des plus influentes entrepreneures de Madagascar, relais de la France à Madagascar, épouse de Bernard Benoit, pillier centrale de la Franceafrique à Madagascar via ses multiples entreprises.

En tant que militaire et officier mes grands frères, je veux vous partager mon analyse rapide. Je ne parle pas trop de politique car je ne suis pas objectif, je pars d’un constat simple. On ne fait pas la refondation avec les mêmes ingrédients que l’ancien système qui était à l’agonie :
Ce gouvernement risque d’échouer pour des raisons structurelles, politiques et techniques clairement identifiables :

1. Inertie administrative et verrou budgétaire
Le gouvernement reconduit la même architecture que le précédent, non par choix stratégique, mais par contrainte budgétaire.
• Aucune réingénierie institutionnelle : maintenir la nomenclature budgétaire et les intitulés ministériels signifie reconduire les mêmes chaînes de dépenses, les mêmes programmes, et donc les mêmes blocages.
• Exécution budgétaire saturée : avec une consommation déjà à 62,64 % des dépenses de fonctionnement et 76,35 % de la masse salariale, la marge de manœuvre réelle est quasi nulle.
• Investissements marginalisés : seulement 2,88 % des investissements sur ressources externes et 44 % sur ressources internes indiquent un tarissement de la capacité d’investissement public.
→ Le gouvernement gère une fin d’exercice, pas un nouveau départ. Il subira l’inertie du budget plutôt que de le piloter.

2. Captivité institutionnelle
• Les procédures, lois et nomenclatures restent les mêmes que sous Rajoelina. Or, c’est précisément ce corpus normatif (marchés publics, planification, exécution des dépenses, contrôle financier) qui a ralenti les gouvernements précédents.
• Tant que la réforme du cadre légal (décrets d’application, révision des seuils de passation, déconcentration des ordonnateurs) n’est pas opérée, l’État restera paralysé par son propre formalisme.

3. Fragilité politique et légitimité incertaine
• Ce gouvernement est perçu comme un recyclage des élites politiques battues en 2018 et 2023. Il ne tire donc aucune légitimité du mouvement social du 25 septembre 2025.
• Les partisans de Rajoelina sont exclus : cela crée une opposition frontale
• Certains membres pourraient instrumentaliser l’appareil d’État pour régler des comptes politiques, accentuant la fragmentation interne.
→ Le pouvoir exécutif devient un champ de revanche, pas un espace de reconstruction.

4. Fracture générationnelle et sociale
• Les jeunes à l’origine du soulèvement se voient exclus de la nouvelle gouvernance. Ce décalage générationnel affaiblit la base sociale du gouvernement.
• Le discours de renouvellement est démenti par la reproduction des mêmes figures politiques, donc d’un système rejeté.
→ Le risque : reprise rapide de la contestation, soit sur les campus, soit via les réseaux sociaux, sur le thème du “changement confisqué”.

5. Absence de stratégie de rupture
• Appliquer les mêmes lois et procédures avec les mêmes acteurs produit mécaniquement les mêmes lenteurs et inefficacités.
• Le gouvernement, privé de marge budgétaire et d’élan politique, sera réduit à gérer les urgences sans vision de réforme.
→ Il deviendra un gouvernement de transition stagnante, sans projet transformateur, soumis à la pression de la rue et des bailleurs.

6. Projection réaliste
• Exécution budgétaire en mode survie ; impossibilité d’engager de nouveaux projets structurants.
• Blocages administratifs renforcés faute de réforme des circuits financiers.
• Conflits politiques internes sur les arbitrages et nominations.
• Tensions sociales liées à la non-réponse des attentes des jeunes.
→ Résultat probable : perte rapide de crédibilité, remaniements successifs, puis crise politique répétée.

Conclusion
Ce gouvernement échouera parce qu’il n’est ni né d’un mandat clair, ni adossé à une base sociale, ni capable de réformer son propre cadre d’action.
Il reproduit la forme institutionnelle, les contraintes budgétaires et les réflexes politiques d’un système déjà usé.
Sa longévité dépendra de sa capacité à sortir rapidement du piège budgétaire et à initier une réforme structurelle de la gestion publique avant la fin du premier trimestre 2026.

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