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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Les pyromanes du microcosme politique rallument le feu ethnique pour voler la transition !

La gazette de la grande île
22/11/20254 minute read

Il fallait s’y attendre. À Madagascar, quand une transition pointe le bout de son nez, les vautours politiques reviennent en rase-mottes. Les mêmes faces, les mêmes discours, les mêmes combines. Et cette fois, ils ont ressorti une arme de destruction massive : le chantage ethnique, recyclé en revendication économique. Le schéma se dessine, pointer du doigt la communauté karana comme si elle était la source de tous les malheurs du pays.

Ce n’est pas de la politique, ce n’est pas de l’économie, c’est du populisme de bas étage, soigneusement emballé dans un vernis pseudo-nationaliste. Ces apprentis sorciers osent parler de “souveraineté économique”, eux qui ont bradé le pays à coups de signatures nocturnes, eux qui ont vendu les mines, les ports, les forêts, eux qui ont laissé chaque secteur stratégique tomber aux mains d’intérêts privés. Et aujourd’hui, parce qu’ils rêvent de devenir « leaders » de la Refondation, ils jouent les militants du peuple et crachent leur venin contre une communauté entière. Cette manœuvre est dangereuse, maquillée en “défense de la souveraineté”.

Ces politiciens n’ont rien apporté, mais ils veulent tout prendre. Ceux qui agitent le drapeau de la “résistance économique” sont les mêmes qui ont plongé Madagascar dans la dépendance, dans la corruption, dans la misère organisée. Ceux qui parlent de “défense du pays” n’ont jamais créé une école, une usine, une coopérative. Ils n’ont produit qu’une seule chose : des crises pour rebondir politiquement. Et les voici, à l’affût, prêts à accaparer la transition, prêts à incendier le pays pour récupérer les chaises au Palais. Le pire ? Ils savent EXACTEMENT ce qu’ils font. Ils jouent sur une vieille fracture ethnique pour manipuler les masses. C’est l’arme des faibles, l’arme des lâches, l’arme des politiciens en fin de carrière et traversant des déserts financiers. Honteux ! Lâche ! DANGEREUX !

Pendant que ces pyromanes propagent leurs vidéos, leurs audios et leurs statuts venimeux, le gouvernement se tait. Muet. Absent. Invisible. Silence stratégique ? Silence de peur ? Silence de complicité ? Dans tous les cas, c’est un silence qui tue. Un silence qui encourage. Un silence qui met de l’huile sur le feu. Et autour du Président, certains conseillers jouent déjà aux équilibristes, laissant propager les tensions pour mieux affaiblir le cercle dirigeant. Les “peaux de banane” sont prêtes. La chute serait, pour certains, un plan de carrière. Le silence du gouvernement serait-il alors coupable ou complice ?

De l’autre côté du parloir, la communauté karana est fidèle à sa veille stratégie, se terrant derrière son mur de silence. Un silence qui protège, oui, mais un silence qui entretient le fantasme. Elle devient une cible facile : visible, riche, organisée, donc exploitable politiquement. Mais attention : une minorité silencieuse n’est pas un bouc émissaire légitime. Ceux qui l’accusent savent parfaitement qu’ils mentent. Leur objectif n’est pas économique : il est opportuniste. Et pendant ce temps, les autres communautés pillent le pays sans bruit. Pendant que les politiques s’acharnent sur les Karana, d’autres communautés exploitent le pays dans une discrétion presque élégante : les Chinois arrachent les mines et tuent le secteur tertiaire, les Russes s’emparent des pierres rares, les Pakistanais verrouillent l’import-export, les Mauriciens s’installent dans l’immobilier et les zones stratégiques, et les Malgaches eux-mêmes signent les autorisations. Mais bien sûr… C’est plus facile d’accuser une seule communauté. C’est plus vendeur. Ça fait plus de bruit. Ça nourrit mieux l’ambition politique.

Dans les années 90, l’État nous avait servi l’OPK, une opération vieillotte, inefficace, oubliée comme un vieux dossier moisi. Aujourd’hui, les apprentis politiciens ont trouvé mieux. Plus juteux. Plus populiste. Plus sordide. Bienvenue dans l’ORK : l’Opération de Rackettage des Karana. Les mêmes menteurs, les mêmes profiteurs, les mêmes fossoyeurs de la nation ont tout simplement changé de slogan, mais pas de méthode : diviser, manipuler et piller. Madagascar ne mérite pas ça. Mais tant que les pyromanes dirigent la scène politique, le pays restera sous la menace d’un incendie allumé par des mains avides, et éteint seulement lorsque les poches seront… pleines.

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