Skip to content
Le Journal de l'île Rouge
Divers

Alerte Forte pluie : où est passé le BNGRC ? L’institution censée anticiper continue d’arriver après la catastrophe

La gazette de la grande île
01/12/20252 minute read
Le BNGRC nouvelle version ressemble exactement à l’ancien. Même réflexe : attendre que le mal frappe, puis débarquer en retard, avec quelques sacs de riz, comme si cela suffisait à se dédouaner de l’absence d’anticipation

Deux semaines d’alerte vigilance forte pluie. Deux semaines.
Et pendant que Météo Madagascar multiplie les bulletins alarmants, que des inondations frappent plusieurs régions, que des éboulements emportent des vies, que la foudre tue… le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophe (BNGRC) demeure silencieux.
Muet. Invisible. Absent.

Mais où est le BNGRC ? Que fait-il ?
La population attend au moins une parole, une orientation, un plan d’action. Rien. Le vide total.

On nous parle de changement, de réforme, de modernisation… mais sur le terrain, rien n’a changé. Le BNGRC nouvelle version ressemble exactement à l’ancien. Même réflexe : attendre que le mal frappe, puis débarquer en retard, avec quelques sacs de riz, comme si cela suffisait à se dédouaner de l’absence d’anticipation.

Pourtant, anticiper, c’est précisément leur premier rôle.
Pas compter les morts après.
Pas distribuer du vivre après.
Pas jouer au pompier quand tout a déjà brûlé.

Les épisodes cycloniques de ces dernières années l’ont déjà montré : chaque fois, le BNGRC est devancé par les évènements. Aucune préparation, aucune mobilisation précoce, aucune communication de prévention. La Gazette de la Grande Île l’avait déjà pointé du doigt : une institution qui réagit toujours trop tard, presque jamais à temps.
Aujourd’hui encore, même constat, même inertie, même manque de leadership.

Pendant que les eaux montent, pendant que les routes s’effondrent, pendant que des familles disparaissent sous les glissements de terrain, le BNGRC reste une ombre, un sigle censé rassurer mais qui n’apparaît qu’après le chaos.

La question n’est plus seulement “où est le BNGRC ?”
La vraie question est : à quoi sert-il s’il ne fait rien quand la catastrophe est en train d’arriver ?

Madagascar mérite une gestion des risques digne de ce nom. Pas une institution spectatrice d’un pays qui se noie.

Partager cette article
Articles connexes
Back To Top