L’audition d’hier devant la Bail and Remand Court a été dominée par la déposition de Lovanirina Ravatomanga, fille du magnat malgache, appelée à la barre dans le cadre de la demande de remise en liberté conditionnelle de son père. Il est incarcéré depuis le 2 décembre à la prison de Melrose.
Elle a indiqué résider depuis un an et quatre mois à Hillside, Belle-Vue-Harel, dans une maison louée par son mari, consultant auprès d’AFG Maurice. Ils y vivent avec leurs deux filles. Elle a précisé qu’en cas de libération de son père, elle l’hébergerait. «Je prendrai la responsabilité qu’il soit présent et qu’il respecte les conditions de la cour», a-t-elle déclaré. Mais contre-interrogée par la Financial Crimes Commission (FCC), elle a admis ne pas pouvoir exercer un contrôle permanent sur son père.
La FCC a aussi soulevé la question du contrat de bail, valable jusqu’au 14 août 2026, pouvant être résilié par le propriétaire, lequel n’aurait pas été informé des poursuites visant Mamy Ravatomanga. Une affirmation vivement contestée par le témoin, après avoir été accusée d’avoir menti en cour.
Parallèlement, le chief investigator Jokhoo a maintenu l’opposition de la FCC à toute libération sous caution, invoquant le risque de fuite, l’ingérence auprès de témoins et l’entrave à la justice. Il a confirmé que l’enquête financière, portant sur des flux atteignant Rs 7,3 milliards, reste en cours. Mamy Ravatomanga, qui nie toutes les accusations, a invoqué son état de santé critique et s’est engagé à respecter toute condition imposée par la cour.
Le jugement est attendu le 30 décembre






