Madagascar entre dans une période décisive de reconstruction. La Cinquième République, annoncée par Le Président de la refondation de la République de Madagascar, ne pourra pas se bâtir uniquement sur des réformes institutionnelles ou des promesses politiques. Elle doit commencer par l’être humain, “le Malgache”
Les Malagasy ne manquent ni de valeurs ni de volonté. Comme tous les peuples, nous sommes guidés par des besoins fondamentaux : se nourrir, se reproduire, avoir une place dans la société, économiser ses efforts, et obtenir des informations pour répondre à ces besoins. Le véritable défi commence lorsque ces besoins ne sont pas transformés en forces de développement.
C’est là que l’éducation devient centrale. Elle seule permet de transformer la faim en production, le désir en responsabilité, la recherche de statut en leadership utile, l’information en connaissance. Sans éducation, on survit. Avec l’éducation, on progresse.
Le principal obstacle au développement de Madagascar n’est pas moral, il est éducatif. L’éducation est le plus bel héritage que nous puissions laisser aux générations futures.
La reconstruction de notre pays ne nécessite ni contrainte aveugle ni autoritarisme, mais une éducation solide, une compréhension partagée et un sens réel des responsabilités.
Car ce n’est pas la force qui change l’histoire d’un pays, mais la sagesse cultivée dans l’esprit et dans le cœur de chaque citoyen.
Zaza Manitranja Ramandimbiarison





