Le 25 septembre 2025 restera gravé dans l’histoire de Madagascar comme le jour où le peuple a dit « assez ». Assez de l’autoritarisme, assez de la corruption systémique, assez du pillage organisé. Cette manifestation historique avait un objectif clair : éradiquer le système Rajoelina et entamer une véritable refondation nationale. Une refondation qui exigeait le nettoyage complet de l’appareil d’État, du plus humble Fokontany aux plus hautes sphères du pouvoir.
Les preuves sont accablantes, les chiffres têtus : détournements de fonds publics, contrats opaques, favoritisme institutionnalisé, impunité érigée en mode de gouvernance. Ce système n’a pas simplement mal géré, il a détruit méthodiquement les espoirs et les ressources de la nation. Ses responsables, des conseillers municipaux aux ministres, des députés complices aux partenaires financiers douteux, devaient rendre des comptes. La refondation ne pouvait naître que sur les cendres de ce système, sans compromis, sans survivants.
Aujourd’hui, cet idéal est trahi. La refondation promise est en passe d’être sabotée de l’intérieur. Par qui ? Par celui-là même qui devrait en être le gardien : Siteny.
Son choix est une insulte au peuple et à la lutte du 25 septembre. Il s’entoure, il s’allie, il intègre dans ce processus des figures notoires de l’ancien régime : Tinoka Roberto, Naivo Raholdina, Lanto Rakotomanga, Lalatiana Andriatongarivo, Fidy TMH. Ces noms résonnent comme un rappel douloureux de la décomposition politique. Ils ont été, activement et en pleine connaissance, les piliers parlementaires du système destructeur que nous avons combattu.
Ce n’est pas de la réconciliation, c’est du recyclage pur et simple. Ce n’est pas rassembler la nation, c’est piétiner la volonté populaire. S’il peut être noble de tendre la main, il est criminel de blanchir les crimes. Oublier leurs actes, les absoudre sans procès, sans transparence, sans réparation, c’est devenir complice. C’est valider l’impunité que nous avons dénoncée. C’est enterrer la refondation avant même qu’elle n’ait vu le jour.
Leur légitimité est d’ailleurs une fiction. Plusieurs d’entre eux ont manqué à leurs devoirs, absentéistes notoires à l’Assemblée. La loi est claire : ils doivent être destitués, non promus.
Peuple malagasy, levez-vous une fois de plus !
On ne bâtit pas l’avenir avec les pierres pourries du passé. On ne nettoie pas une maison en y réintroduisant les parasites qui l’ont infestée. La refondation n’est pas négociable. Elle exige du courage, de la clarté et une rupture totale.
Si nous laissons faire, si nous acceptons ce mélange des genres, alors la grande victoire du 25 septembre n’aura servi à rien. La révolution sera confisquée, et les fossoyeurs de Madagascar se recycleront en prétendus bâtisseurs.
Interpellons Siteny. Exigeons des comptes. Refusons ce recyclage scandaleux.
La refondation, la vraie, est à ce prix. Ne la laissons pas gâcher. Tsy misy famelan-keloka ! Tsy misy fampihavanana diso ! La justice et le renouveau d’abord.






