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Le Journal de l'île Rouge
Economie

Investissements GEM–MEDEFi : pour un vrai impact, il faut les régions

La gazette de la grande île
27/01/20262 minute read

29 projets, 2,9 milliards d’euros et des milliers d’emplois… mais vont-ils profiter aux territoires ?

En 2025, la mission économique de MEDEF International à Madagascar avait posé les bases d’une coopération structurée avec le GEM. Aujourd’hui, cette dynamique prend forme : un plan stratégique 2026‑2030 a été annoncé, ciblant 29 projets dans l’énergie, les infrastructures durables, le numérique et le tourisme, dont 14 prêts à être lancés immédiatement. Les retombées promises : 55 000 emplois temporaires et 10 500 emplois durables dès cette année.

Des régions représentées… mais insuffisamment mobilisées

Le GEM disposerait certes de représentations régionales, mais sur le terrain, les PME locales, jeunes entrepreneurs, femmes cheffes d’entreprise et organisations professionnelles régionales ont encore un accès limité à l’information et aux opportunités concrètes. 

Les décisions et priorisations restent largement pilotées depuis Antananarivo, ce qui peut réduire l’impact des projets dans les territoires.

Le risque d’une opportunité manquée

Ignorer l’inclusion effective des régions, c’est concentrer les bénéfices sur une minorité et limiter l’impact national. Les territoires concentrent pourtant le potentiel économique inexploité : agriculture, tourisme, économie verte, innovation locale. Les projets GEM–MEDEFi ont tout pour transformer le pays… mais uniquement s’ils sont territorialisés et inclusifs.

Le secteur privé d’Antananarivo face à sa responsabilité

Les organisations privées centrales doivent jouer leur rôle : diffuser l’information, ouvrir les dispositifs aux régions et intégrer pleinement jeunes et femmes entrepreneures. Aucune économie moderne ne s’est développée durablement par l’hyper-centralisation.

Pour une coopération crédible et durable

Pour que GEM–MEDEFi ait un impact réel :

  • Décliner les partenariats au niveau régional,
  • Associer systématiquement les acteurs économiques locaux,
  • Mesurer l’impact territorial, pas seulement institutionnel.

Sans les régions réellement impliquées, la coopération reste un discours. Avec les régions, elle peut devenir un projet national concret et porteur d’emplois.

Aux autorités de la refondation : veillez à ce que toute coopération internationale intègre pleinement les régions et leurs acteurs.

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