À tous ceux qui, après le 25 septembre 2025, annonçaient le chaos, l’asphyxie économique et l’isolement international de Madagascar, les faits viennent aujourd’hui vous contredire. Pas les discours. Pas la propagande. Les faits.
En janvier, S&P Global Ratings, l’une des trois agences de notation financière les plus influentes au monde, a levé la “surveillance avec implication négative” qui pesait sur la note souveraine de Madagascar. Cette décision n’a rien de symbolique. Elle est le résultat d’une observation rigoureuse, sur plusieurs mois, de la réalité du pays après ce que l’agence qualifie elle-même de “coup d’État” d’octobre 2025.
Or que constate S&P ?
L’État continue de fonctionner.
Les créanciers sont payés.
L’administration tient.
L’activité économique a repris pour l’essentiel.
Les bailleurs de fonds restent engagés.
Bref, exactement l’inverse du scénario catastrophe vendu avec assurance par certains analystes de salon, opposants hystériques et experts autoproclamés.
La note B-/B est maintenue, avec une perspective stable. Soyons clairs : B- reste une note fragile. Personne ne prétend que Madagascar est devenue une forteresse économique. Mais une perspective stable, dans le langage des marchés, signifie une chose précise : les risques immédiats d’effondrement sont écartés. Et cela, dans un pays qui sort d’une rupture politique majeure, est loin d’être anodin.
Ce que S&P dit, en creux mais sans ambiguïté, c’est ceci :
le nouveau régime n’a pas plongé le pays dans le vide,
il a maintenu la continuité de l’État,
il a préservé la crédibilité financière minimale du pays.
À cela s’ajoute un autre signal, politique cette fois : l’Union africaine a levé sa sanction contre Madagascar. On peut – et on doit – relativiser la portée concrète des sanctions de l’UA. Mais leur levée n’est jamais gratuite. Elle traduit une lecture régionale : les pays voisins constatent une stabilisation, voire une amélioration, de la situation.
Autrement dit, Madagascar n’est ni isolée, ni mise au ban, ni considérée comme un État en perdition.
À ceux qui affirmaient que tout allait s’effondrer, que l’armée serait incapable de gouverner, que l’économie serait paralysée et que le pays serait rayé des radars internationaux, la réalité oppose aujourd’hui un démenti froid, méthodique et chiffré.
Madagascar n’est pas encore sortie de la fragilité. Elle reste exposée aux chocs climatiques, aux tensions politiques et aux déséquilibres structurels. Mais elle tient. Et plus encore : elle commence à reconstruire une trajectoire de crédibilité.
La confiance ne revient jamais par des slogans. Elle revient par la capacité à payer ses dettes, à maintenir l’ordre administratif, à rassurer les partenaires et à stabiliser l’environnement politique. C’est exactement ce que les agences de notation, les bailleurs et désormais les organisations régionales observent.
Qu’on le veuille ou non, Madagascar n’est pas en déclin.
Elle est en phase de consolidation.
Et ceux qui avaient parié sur son effondrement devront désormais composer avec une réalité qui leur échappe : le pays avance, malgré tout, et parfois malgré eux.






