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Le Journal de l'île Rouge
Economie

La guerre en Moyen-Orient. Quand la puissance ne construit plus. Une leçon pour notre temps.

La gazette de la grande île
14/03/20262 minute read

Les tensions au Moyen-Orient rappellent combien certains points du globe concentrent des rivalités stratégiques majeures. Les frappes américaines visant l’île de Kharg, en Iran, illustrent cette réalité. Cette île constitue l’un des principaux terminaux pétroliers iraniens et joue un rôle essentiel dans l’économie du pays. Toucher un tel site revient à exercer une pression directe sur les ressources vitales d’un adversaire.

Au-delà de l’événement militaire, ces frappes posent une question plus profonde sur l’évolution de l’ordre international. Pendant longtemps, les grandes puissances ont cherché à construire un système fondé sur des alliances, des institutions et des équilibres diplomatiques. Aujourd’hui, cette capacité à bâtir un ordre stable semble de plus en plus fragilisée.

Lorsqu’une puissance ne parvient plus à imposer l’ordre qu’elle souhaite ni à obtenir une victoire décisive, une autre logique peut apparaître : celle de l’affaiblissement. Il ne s’agit plus seulement de vaincre, mais de réduire les capacités de résistance de l’adversaire. Les infrastructures économiques et les points névralgiques deviennent alors des cibles stratégiques.

Cette réalité internationale rappelle une vérité ancienne : lorsqu’il devient difficile de construire un ordre commun, la tentation peut être grande de détruire ce qui permet à l’adversaire de tenir.

Cette réflexion concerne aussi les nations qui cherchent à construire leur avenir politique. À Madagascar, où la question de la refondation de l’État revient régulièrement dans le débat public, la stabilité ne peut naître de la confrontation permanente. Elle repose sur la capacité à bâtir des institutions solides, à renforcer la confiance et à privilégier le dialogue.

Car, pour les nations comme pour le monde, la véritable force réside toujours dans la capacité à construire la paix plutôt qu’à prolonger les logiques de destruction.

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