Le rideau se lève sur une opération qui n’a plus rien d’une procédure judiciaire et tout d’un gangstérisme d’État. La perquisition menée le vendredi 13 mars à Mandrosoa Ilafy est l’expression d’un vol délibéré doublé d’une prise d’otage révoltante.
Séquestration et terreur : la Loi du plus fort
Le mode opératoire est celui des cartels, pas d’une démocratie : dès leur intrusion, une vingtaine d’individus cagoulés et armés de kalachnikovs ont enfermé les locataires dans une chambre. Privés de leurs téléphones, ces citoyens ont été séquestrés dans leur propre domicile pendant que les assaillants vidaient les lieux.
Pour parfaire ce crime, le premier acte des « officiels » a été de détruire le système de vidéosurveillance. On ne cache pas ses gestes quand on agit au nom de la Justice. On les cache quand on est en train de piller.
L’absence totale de garanties légales
C’est ici que l’illégalité devient flagrante : aucun avocat, aucun huissier n’était présent pour constater les faits ou l’inventaire.
• Comment peut-on mener une perquisition de cette ampleur sans témoins légaux ?
• Comment peut-on s’introduire chez des gens sans que le propriétaire actuel ne soit même informé ?
Patrick Leloup, la cible affichée, n’habite plus Madagascar depuis 7 ans et la maison ne lui appartient plus. C’est un simple citoyen, loin de la politique. Alors, la question qui doit être posée avec force est celle-ci : Quel Magistrat a signé ce mandat ? Quel juge a pu accorder un tel « permis de piller » sans vérifier l’identité du propriétaire ou le bien-fondé des soupçons ?
Un inventaire de voleurs
Ce commando n’est pas reparti avec des preuves, mais avec un butin. Quel rapport entre une enquête judiciaire et le vol de :
• Vaisselle et électroménager : Services d’assiettes neufs, aspirateur, machine à café, enceinte Bose.
• Effets personnels : 15 flacons de parfums, une dizaine de sacs de luxe, des cartons de vêtements.
• Valeurs : 700g de pierres, 1 500 euros en liquide, tablettes numériques et chéquiers.
Ils ont même emporté les doubles de clés et les papiers des véhicules. Ce n’est plus une perquisition, c’est un déménagement forcé.
Conclusion : La fin de l’État de droit
Le précédent d’octobre 2025 chez Lambert Eric Besoa montre que ce système est devenu une méthode. Si la Justice ne dénonce pas immédiatement le magistrat complice et ces hommes en noir, elle valide la piraterie officielle.
Quand la perquisition sert à garnir le salon des puissants, la République n’est plus qu’un souvenir.






