En 2023, le spectacle avait atteint son paroxysme à l’Académie Militaire d’Antsirabe (ACMIL). L’appartement 409D, où Andry Rajoelina n’avait pourtant vécu que jusqu’à ses trois ans, était transformé en sanctuaire à sa gloire. Entre kimonos d’enfant et posters de Bruce Lee, l’institution militaire se retrouvait au service d’une mise en scène narcissique inédite.
Mais aujourd’hui, le décor s’effondre. Alors que celui qui a orchestré ce culte de sa propre personnalité a fini par prendre le chemin de l’exil pour fuir la justice, une question se pose : qu’est devenu ce musée au sein même de l’ACMIL ?

Alors que les traces de ses « werawera » sont progressivement démantelées à travers le pays, ce petit appartement érigé en monument historique semble désormais bien dérisoire. L’histoire retiendra-t-elle le passage d’un enfant de trois ans ou l’instrumentalisation d’une école d’élite pour satisfaire l’ego d’un dirigeant en fuite ?






