La nouvelle circule avec insistance dans les couloirs du milieu carcéral et des cercles politiques. Détenue depuis peu, l’ancienne figure influente du régime, Rinah Rakotomanga, pourrait prochainement quitter sa cellule pour un cadre beaucoup moins politique : l’hôpital psychiatrique d’Anjanamasina.
Selon des sources concordantes, la détenue aurait formulé une demande de laissez-passer pour motif médical. Une requête qui, au vu des premiers rapports de santé, semble être sur le point d’aboutir.
Un diagnostic inquiétant
Les premiers constats effectués par les médecins du centre de détention dressent un portrait psychologique alarmant de l’ex-conseillère. On évoque des pathologies sévères qui auraient pris racine ou se seraient exacerbées depuis son incarcération :
- Folie des grandeurs et pathologie du pouvoir ;
- Schizophrénie apparente ;
- Troubles du comportement aigus.
Des nuits agitées sous le signe de la « Super Présidente »
Le quotidien de ses co-détenues est, semble-t-il, devenu un calvaire sonore. Les témoignages émanant de la prison décrivent une femme en proie à des crises régulières. Rinah Rakotomanga hurlerait durant son sommeil, appelant à l’aide Andry Rajoelina.
Plus troublant encore, elle tiendrait des discours incohérents auprès des autres prisonnières, s’autoproclamant « Super Présidente de la République ». Ces délires de persécution et de toute-puissance auraient convaincu l’administration pénitentiaire de la nécessité d’une prise en charge psychiatrique spécialisée.
« Elle ne semble plus avoir conscience de sa réalité carcérale », confie une source proche du dossier. « Elle vit dans un monde où elle commande encore les instances de l’État. »
Une stratégie ou une réelle déchéance ?
Si le transfert à Anjanamasina se confirme, il marquera un tournant dramatique dans le parcours de celle qui fut l’une des femmes les plus puissantes de l’entourage présidentiel. Reste à savoir si ce diagnostic médical pèsera sur la suite des procédures judiciaires la concernant ou s’il s’agit du triste épilogue d’une ascension politique brisée par la réalité des murs de la prison.
L’opinion publique, quant à elle, reste partagée entre la stupéfaction et l’interrogation face à cette chute aussi soudaine que spectaculaire.






