Dans notre précédent article, nous révélions que Hanitra Rabeson, la « Clyde » malgache, avait trouvé refuge au Tennis Club Champs-sur-Marne comme enseignante. Nous avions alerté la direction : vous avez engagé une fugitive recherchée pour escroquerie, une femme dont le casier judiciaire à Madagascar ferait fuir n’importe quel employeur un minimum regardant. Le reste leur appartient.
Aujourd’hui, nous pouvons aller plus loin. Grâce à un témoignage exclusif, nous découvrons la nouvelle vie parisienne de ce duo de criminels qui a terrorisé le monde des affaires malgache. Et le tableau est saisissant.
« Le matin, il livre le pain et le lait dans les quartiers riches »
Un lecteur qui côtoie régulièrement le couple dans la capitale française nous a écrit. Sa lettre, que nous publions partiellement, dresse un portrait pathétique de ceux qui se prenaient pour des caïds :
« J’ai vu votre article sur le couple Rakotondrainibe. En effet, ils ont débarqué vers l’année 2024. Hanitra a été embauchée par cette école de tennis, mais son mari Stéphane Rakotondrainibe enchaîne les petits boulots. Le matin, il livre le journal, le pain et du lait dans les quartiers riches. Il essaye tant bien que mal de joindre les deux bouts. Hanitra, sa femme, d’après les bruits du couloir, serait une escorte girl. De temps en temps, on l’aperçoit longer les couloirs des boîtes de nuit, sans doute pour arrondir les fins de mois. »
Relisons bien : celui qui se pavanait à Madagascar comme un baron de la contrebande, celui qui sabordait les conteneurs de ses concurrents et escroquait ses propres parents par milliards, livre aujourd’hui des baguettes et des briques de lait dans les beaux quartiers parisiens.
Sa complice, celle qui vendait des 4×4 volés avec de fausses « procurations orales », arpenterait désormais les nuits parisiennes pour subsister.
Où est passé l’argent des milliards volés ?
Voilà la question qui taraude les victimes. Ce couple a arnaqué des entreprises entières. Ils ont détruit la concurrence. Ils ont vidé les comptes de membres de leur propre famille à hauteur de plusieurs milliards d’ariary.
Alors, où est passé ce pactole ?
Les victimes, justement, commencent à sortir du silence. Elles nous confient qu’elles préparent des plaintes, mais qu’elles attendent une condition : que le duo ait le courage de remettre les pieds à Madagascar. Car elles le savent : si Stéphane Rakotondrainibe et Hanitra Rabeson apprennent qu’un mandat les attend à l’aéroport, ils ne reviendront jamais.
Mais à voir leur quotidien parisien fait de livraisons matinales et de noctambules alimentaires, on se demande si la prison malgache n’est pas devenue plus confortable que leur liberté française.
La chute est toujours plus dure quand on vient d’en haut
Ce que nous observons, c’est la loi implacable du karma. Pendant des mois, ce duo a cru pouvoir défier l’État malgache, voler ses concitoyens, humilier ses victimes et s’enfuir vers l’horizon avec le butin. Ils se rêvaient en Bonnie & Clyde modernes, insaisissables, au-dessus des lois.
La réalité les a rattrapés.
Ils sont aujourd’hui deux anonymes perdus dans une métropole impitoyable, survivant plus que vivant, loin des projecteurs et du faste qu’ils ont un temps connu. Stéphane Rakotondrainibe, l’ancien président de la Fédération Malgache de Tennis, court désormais après les clients pour vendre du pain. Hanitra Rabeson, l’arnaqueuse au 4×4, joue les silhouettes dans l’ombre des boîtes de nuit.
Quant au Tennis Club Champs-sur-Marne, s’il persiste à garder dans son effectif une personne dont la moralité est plus que douteuse, il devra assumer. Mais une question demeure : que diront les parents des jeunes joueurs quand ils apprendront que celle qui tient la raquette devant leurs enfants est une fugitive recherchée pour escroquerie dans son pays ?
La grandeur n’était qu’un mirage. La décadence, elle, est bien réelle.
Affaire à suivre…






