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Le Journal de l'île Rouge
Economie

Madagascar : apprendre avant qu’il ne soit trop tard

La gazette de la grande île
27/04/20263 minute read

Attention, Madagascar traverse une période trouble, comme l’a lui-même reconnu le Président de la Refondation. Les déclarations publiques récentes convergent toutes vers le même diagnostic : instabilité politique et fragilité institutionnelle. 

C’est une instabilité réelle. Mais une question doit être posée clairement : est-elle simplement subie… ou en partie entretenue ?

Car l’histoire nous enseigne une vérité dérangeante : derrière toute instabilité, il y a souvent une réalité simple : certains gagnent du pouvoir et de l’argent dans le désordre. Et tant que cela rapporte, cela continue.

Lorsqu’il n’y a pas de transparence, les mécanismes invisibles fonctionnent.

L’histoire du monde nous enseigne une chose constante : les États ne s’effondrent pas du jour au lendemain. Ils s’affaiblissent d’abord par des déséquilibres silencieux :

  • Concentration du pouvoir
  • Captation des ressources
  • Dépendance extérieure

Puis, lentement, l’État perd le contrôle.

Regardons ce qui se passe au Soudan

On continue de présenter la guerre au Soudan comme un affrontement entre deux généraux. C’est simple. Mais c’est faux.

Ce qui s’y joue dépasse largement une rivalité interne. C’est une guerre alimentée, prolongée et, dans une certaine mesure, rendue possible par des intérêts extérieurs puissants et parfaitement rationnels.

La guerre au Soudan n’est pas seulement une tragédie humanitaire. C’est une équation de pouvoir, d’argent et d’influence. Et tant que cette équation restera rentable pour ceux qui la nourrissent, elle continuera.

La guerre au Soudan est devenue un système

  • Un système économique, où l’or, les trafics et les ressources financent la violence
  • Un système politique, où perdre la guerre signifie perdre le pouvoir… ou répondre de ses actes
  • Un système géopolitique, où le chaos devient un levier d’influence

Dans ces conditions, arrêter la guerre au Soudan n’est plus une priorité pour ceux qui la font vivre, malgré différentes médiations au niveau international (devenues des mensonges à la longue). Malheureusement, on ne peut pas éteindre un feu quand certains pompiers alimentent les flammes.

Apprenons la leçon

Il est temps de regarder la réalité en face. Madagascar est très fragile et vulnérable économiquement et politiquement.

Dans le monde géopolitique actuel, où l’intérêt national prime- tous les pays le montrent.

Madagascar est à un carrefour.

Deux chemins existent :

Continuer comme avant :

  • Accepter des équilibres fragiles
  • Dépendre de forces extérieures
  • Gérer au jour le jour

Ou changer profondément :

  • Renforcer les institutions
  • Protéger les ressources
  • Remettre l’intérêt national au centre
  • Redonner du pouvoir aux territoires

La leçon à ne pas ignorer

Il ne faut surtout pas ignorer la leçon que l’on peut tirer du Soudan.

Ce qui détruit les nations aujourd’hui n’est pas toujours visible immédiatement.

Ce ne sont pas seulement les armes.
Ce sont les déséquilibres.
Ce sont les compromis invisibles.
Ce sont les intérêts qui s’installent.

Le Soudan montre jusqu’où cela peut aller quand un État perd le contrôle.

Madagascar n’en est pas là.
Mais croire que cela ne peut pas arriver serait la première erreur.
Et souvent, la plus grave.

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