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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Mettre les criminels à l’ombre n’est pas une vengeance : c’est juste la justice

La gazette de la grande île
02/06/20262 minute read
L'exemple le plus flagrant de cette réalité est le cas de Mamy Ravatomanga. Son emprisonnement à l'île Maurice a été décidé et justifié par la justice mauricienne elle-même

Face aux cris d’orfraie des partisans de l’ancien régime qui crient à la « chasse aux sorcières », il faut rétablir une vérité crue : mettre de vrais criminels derrière les barreaux n’est pas une vengeance politique, c’est simplement le rôle normal de la justice.

Soyons directs. Les poursuites engagées contre Andry Rajoelina, Mamy Ravatomanga, Christian Ntsay, Rinah Rakotomanga ou Naina Andriantsitohaina ne relèvent pas du règlement de comptes. Les dossiers d’accusation sont réels, lourds, et soutenus par des preuves matérielles indiscutables. L’impunité liée au statut politique est terminée.

L’exemple le plus flagrant de cette réalité est le cas de Mamy Ravatomanga. Son emprisonnement à l’île Maurice a été décidé et justifié par la justice mauricienne elle-même. Les autorités malgaches n’ont aucun pouvoir pour dicter leurs lois à l’État mauricien. S’il est sous les verrous là-bas, c’est uniquement pour de vraies raisons criminelles.

La population malgache a été confrontée pendant trop de décennies à une justice malléable, aux ordres de la mafia et du pouvoir. Il est presque normal que les citoyens, habitués aux passe-droits, perçoivent le changement actuel comme une persécution politique. Mais il n’en est rien : ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une chasse aux sorcières. C’est juste la justice. La vraie.

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