En rompant avec les schémas économiques traditionnels, en sanctuarisant la souveraineté nationale et en démantelant les monopoles oligarchiques au premier semestre 2026, la Grande Île démontre la viabilité de sa vision à long terme.
Antananarivo, le 29 Juin 2026 — Note de Synthèse Économique
Un an après les doutes et les turbulences inflationnistes mondiales de la mi-2025, Madagascar affiche en ce fin du mois de juin 2026 une trajectoire macroéconomique qui valide les choix audacieux du régime de la Refondation. En se détournant des dépendances exclusives, en adoptant une approche résolument pragmatique, souveraine et orientée vers le co-développement Sud-Sud, et en assainissant de manière historique le climat des affaires intérieur, le pays pose les jalons d’une croissance structurelle résiliente. Analyse d’une métamorphose économique qui commence à porter ses fruits.
Pendant des décennies, la politique économique de Madagascar a suivi une partition écrite à l’avance par des partenaires traditionnels et parasitée en interne par des monopoles privés intouchables qui asphyxiaient les richesses du pays. Le régime de la Refondation a choisi de rompre ce cycle. À travers des décisions d’une fermeté historique, diversification géopolitique, démantèlement des oligarchies captatrices de rente, protection active du marché intérieur et alliances continentales accrues, l’État malgache n’attend plus les solutions, il les impose.
Les indicateurs de la stabilité : Un Ariary fort, une inflation maîtrisée
Pour mesurer l’efficacité de cette rupture, il convient d’observer les indicateurs clés de la santé monétaire nationale. Alors qu’en juin 2025, la monnaie nationale subissait de plein fouet les contrecoups des catastrophes climatiques et frôlait le seuil critique des 5 150 MGA pour un Euro, la tendance s’est spectaculairement inversée en un an.
L’action combinée de la Banque Centrale (BFM), maintenant une politique monétaire rigoureuse, et l’afflux de nouvelles perspectives de devises ont permis à l’Ariary de s’apprécier de près de 5% face aux principales monnaies d’échange. Cette valorisation est un signal fort envoyé aux marchés : Madagascar stabilise sa valeur interne et externe.
| Indicateurs Économiques Majeurs | Situation (Juin 2025) | Situation (Juin 2026) | Impact Direct Constaté |
| Taux de change (vs Euro) | ~ 5 091 MGA | ~ 4 853 MGA | Appréciation de +4,6% : Baisse mécanique du coût des importations industrielles. |
| Taux de change (vs Dollar) | ~ 4 454 MGA | ~ 4 235 MGA | Appréciation de +4,9% : Allègement de la facture énergétique libellée en dollar. |
| Inflation Annuelle (Moyenne) | 8,4 % | 7,9 % , 8,3 % | Reflux progressif : Amortissement du pouvoir d’achat des ménages. |
| Perspectives de croissance (BAD) | +3,9 % | Rebond à +4,5% (2027) | Phase de consolidation en 2026 avant une accélération structurelle. |
La fin des monopoles et l’assainissement des secteurs stratégiques
La véritable révolution de la Refondation s’est jouée sur le terrain de la gouvernance et de la justice économique. La chute de l’empire Sodiat et la mise hors d’état de nuire de Mamy Ravatomanga, symbole absolu de la « capture de l’État » des années précédentes, rattrapé par les pôles anti-corruption et la justice internationale début 2026 ont provoqué un électrochoc salvateur. En libérant plusieurs secteurs clés de cette emprise monopolistique, l’État a redistribué les cartes aux opérateurs locaux et aux paysans.
- La filière Litchi libérée : Longtemps otage de quotas biaisés et d’un système de détournement des bénéfices vers des entités offshores, la filière litchi respire à nouveau. L’exclusion de la société Sodiat du Groupement des Exportateurs (GEL) fin 2025 a été vécue comme une véritable « libération » par le secteur. Les quotas ont été redistribués de manière équitable, favorisant enfin les petits et moyens exportateurs (passant pour certains de 25 à 100 tonnes autorisées). Le fret aérien des litchis « primeurs », autrefois bloqué, a immédiatement repris.
- Le renouveau de la Vanille : Le Conseil National de la Vanille (CNV), débarrassé des influences et des manipulations monopolistiques qui maintenaient les paysans producteurs dans la précarité (les obligeant parfois à brader l’or vert à des prix dérisoires), a entamé une réforme de libéralisation saine et de labellisation de qualité. L’argent de la vanille revient enfin dans les caisses de l’État et dans les poches de ceux qui la cultivent.
- La logistique et le transport du pétrole : Le monopole historique sur le transport et la logistique des hydrocarbures, qui pesait lourdement sur la Jirama et sur les coûts énergétiques de la nation, a été démantelé. L’ouverture des marchés logistiques à la concurrence permet aujourd’hui à Madagascar de réduire ses coûts intermédiaires et de stabiliser l’approvisionnement national.
Le bouclier énergétique : L’audace face à la crise du Moyen-Orient
L’un des succès les plus tangibles de la Refondation réside dans sa gestion de la crise énergétique mondiale. Alors que le Moyen,Orient s’embrase, entraînant une volatilité extrême des cours du brut sur les marchés internationaux, le gouvernement malgache a maintenu une ligne de conduite inflexible : la stabilité du prix à la pompe pour protéger le tissu industriel et le citoyen.
Ce maintien des tarifs, hautement stratégique, a fonctionné comme un véritable amortisseur de crise. En empêchant l’explosion des coûts du transport routier, l’État a bloqué la transmission de l’inflation aux produits de première nécessité (PPN) issus des provinces agricoles. Pour soutenir cette politique sur le long terme sans épuiser les finances publiques, la Refondation a initié une diversification de ses fournisseurs, s’affranchissant des réseaux d’influence du passé.
L’indépendance par les ressources nationales : Le réveil de Tsimiroro et de Bemolanga
Dans sa quête d’autonomie et de sécurité énergétique, le régime de la Refondation a opéré un tournant historique majeur début 2026 en faisant le tri dans les contrats d’exploitation minière et pétrolière en amont. L’État a officiellement annulé les anciens contrats de partage de production inactifs ou expirés (notamment ceux détenus sur le bloc de Bemolanga) pour les réintégrer dans le domaine public.
- L’essai transformé de Bemolanga : Libéré des spéculations boursières internationales, le site de grès bitumineux de Bemolanga est désormais directement valorisé à des fins de développement national. Le Conseil des ministres de juin 2026 a validé le lancement d’une « vitrine de l’entretien routier » à Morafenobe. Le bitume de Bemolanga est ainsi testé et directement injecté dans les grands travaux d’infrastructures routières avec l’appui du Fonds Routier, une solution locale qui réduit drastiquement les importations d’asphalte.
- La montée en puissance de Tsimiroro : C’est le grand symbole de la relance. En mars 2026, la production de pétrole (fioul) lourd a officiellement repris sur le site de Tsimiroro sous une nouvelle gouvernance technologique prudente et aguerrie. Après une révision en 2025 du contrat de partage avec l’État pour garantir un équilibre mutuellement avantageux, Madagascar Oil a annoncé en juin 2026 que la production dépassera l’objectif initial de 300 barils par jour avant la fin de l’année.
- L’impact sur la JIRAMA et les industriels : Ce fioul lourd local, doté d’une très faible teneur en soufre (préservant ainsi les machines), est déjà utilisé par plusieurs industriels. À terme, la production est calibrée pour couvrir une part substantielle des besoins de la compagnie nationale JIRAMA (estimés entre 3 000 et 4 000 barils par jour), effaçant ainsi la dépendance énergétique du pays vis-à-vis des marchés extérieurs.
Focus : Le rapprochement stratégique avec la Russie
Dans le cadre de la recherche de solutions pérennes, les discussions bilatérales intenses menées au premier semestre 2026 avec la Fédération de Russie marquent un tournant historique. Au-delà des simples livraisons d’hydrocarbures à des conditions préférentielles de gouvernement à gouvernement, ce partenariat prévoit la création d’une zone économique exclusive et le co-financement de nouvelles infrastructures de stockage pétrolier sur les côtes malgaches. C’est l’illustration parfaite d’une diplomatie pragmatique qui place l’intérêt national au-dessus des alignements géopolitiques figés.
L’axe Sud-Sud et continental : Le nouveau moteur de croissance
La vision à long terme de la Refondation s’inscrit pleinement dans une dynamique de co-développement africain et Sud-Sud. En renforçant les liens techniques et commerciaux avec des nations sœurs telles que la République du Congo ou le Gabon, dont la présence remarquée des délégations aux célébrations de la fête nationale ce 26 juin 2026 symbolise la proximité retrouvée, Madagascar diversifie ses débouchés.
Cette intégration active, soutenue par une présence forte au sein des instances de la Banque Africaine de Développement (BAD), permet à la Grande Île de se positionner comme un acteur clé de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). À travers ces nouveaux corridors commerciaux, le pays prépare l’avenir de ses exportations agricoles, minières et manufacturières, s’assurant un marché de plus d’un milliard de consommateurs exempt de barrières douanières punitives.
Une vision à long terme : Vers l’autonomie structurelle
La Refondation ne cherche pas le gain politique à court terme ; elle structure l’avenir. Les réformes courageuses menées dans l’assainissement intérieur, la libéralisation des filières et la diversification des partenariats internationaux commencent à dessiner un Madagascar nouveau.
Les projections officielles de la BAD pour 2027 prévoient un puissant rebond de l’économie malgache à +4,5% du PIB. Cette accélération sera portée par l’entrée en production de nouveaux gisements stratégiques (notamment le graphite, indispensable à la transition énergétique mondiale) libérés des anciennes logiques de contrebande, et par l’achèvement des grands chantiers d’infrastructures connectées (extension du Grand Port de Toamasina et autoroute structurante).
Conclusion : Un Madagascar souverain, juste et conquérant
Le bilan comparatif entre juin 2025 et juin 2026 livre une vérité incontestable : la rupture voulue par la Refondation fonctionne. En nettoyant les structures internes des monopoles étouffants, en relançant la production énergétique locale de Tsimiroro, en valorisant le bitume de Bemolanga et en osant de nouvelles alliances internationales, le régime a redonné à Madagascar les clés de son destin.
Surtout, cette Refondation marque un tournant social historique : le développement de Madagascar devient enfin général et inclusif, cessant d’être le privilège exclusif d’une minorité proche du pouvoir ou des cercles d’influence de l’ancien empire Ravatomanga. En redistribuant équitablement les quotas d’exportation de litchis, en protégeant les prix de la vanille pour les paysans et en sécurisant le prix des carburants pour l’ensemble de la population, l’État s’attaque directement aux inégalités.
Ce resserrement progressif de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne va pas sans heurts. Il suscite inévitablement le mécontentement d’une poignée de privilégiés déchus, habitués à capter les richesses nationales grâce aux réseaux de favoritisme d’autrefois. Mais c’est le prix à payer pour une justice économique réelle. Les projections de la BAD pour 2027, prévoyant un puissant rebond de la croissance à +4,5%, confirment que l’économie nationale a cessé de servir une oligarchie pour se mettre au service de tout un peuple. Madagascar ne subit plus le monde, il le conquiert, ensemble.






