Les bruits de couloir traversent les océans et résonnent jusqu’ici, à New York. Il se murmure avec insistance que Brigitte Razaka chercherait par tous les moyens à négocier avec Lola Rasoamaharo, espérant obtenir de la clémence ou un fléchissement de la justice.
À cette tentative désespérée de compromis, la réponse est claire, nette et définitive : C’est un NON catégorique.
Un rappel des faits s’impose
Pour comprendre l’illégitimité d’une telle démarche, il faut rafraîchir les mémoires sur le rôle exact de Brigitte Razaka :
- La marionnette du pouvoir : Elle s’est volontairement laissé instrumentaliser par l’ancien régime d’Andry Rajoelina et de Mamy Ravatomanga, acceptant de servir de bouc émissaire pour porter plainte contre Lola Rasoamaharo en 2023.
- Un complot d’État : Un dossier monté de toutes pièces avec un objectif unique : faire taire le dirigeant du seul journal libre qui osait encore critiquer ouvertement le régime.
- Le prix de la trahison : Ce pacte corrompu a valu à Lola Rasoamaharo une condamnation à 5 ans d’emprisonnement ferme, sans aucune possibilité de libération conditionnelle. En échange de ce zèle destructeur, Brigitte Razaka a touché ses dividendes : l’octroi d’un marché juteux pour la construction d’une centaine de villas dans le projet Trano Mora, adossé à des milliards d’ariary versés par Ravatomanga.
Le comble de l’acharnement : Non contente d’envoyer un homme innocent derrière les barreaux, Brigitte Razaka a falsifié les documents fonciers de Lola Rasoamaharo pour le dépouiller de ses terrains et de ses appartements de luxe. Lola Rasoamaharo a été pillé en même temps qu’on le privait de sa liberté.
L’histoire a fini par rattraper les imposteurs. En 2025, acculé et dans un acte de désespoir politique, Andry Rajoelina a été contraint de libérer plusieurs prisonniers politiques, dont Lola Rasoamaharo, avant d’être finalement destitué par la force du peuple.
Depuis le départ de Rajoelina et de son système, la justice malgache respire enfin et travaille en totale indépendance. C’est dans ce contexte de reconquête du droit que Lola Rasoamaharo a saisi la Cour de cassation, laquelle lui a légitimement donné gain de cause. Aujourd’hui, Brigitte Razaka est face à ses responsabilités : elle doit restituer tout ce qu’elle a volé et s’acquitter de ses amendes.
Si Brigitte Razaka cherche aujourd’hui à négocier, c’est uniquement parce que la peur a changé de camp et que l’impunité a pris fin. Mais le pardon ne s’achète pas, et le passé ne s’efface pas.
Rien ne pourra compenser ou racheter :
- Les deux années et demie de vie volées derrière les barreaux.
- La dégradation critique de la santé de Lola Rasoamaharo durant son incarcération.
- La fermeture définitive du journal La Gazette de la Grande Île, fleuron de la presse libre.
- Le préjudice moral, psychologique et physique immense subi par un homme et ses proches.
Il n’y aura ni accord secret, ni poignée de main cordiale, ni arrangement à l’amiable. Le temps des passe-droits est révolu. Laissons la justice faire son travail jusqu’au bout.






