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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Refonder un pays ne consiste pas à voter une idée, mais à choisir la meilleure solution.

La gazette de la grande île
01/08/20262 minute read

La Concertation nationale est une occasion historique de réfléchir ensemble à l’avenir de Madagascar. C’est pourquoi les grandes questions institutionnelles méritent une démarche rigoureuse.

Lors de la concertation nationale des jeunes Malagasy, organisée par le Gouvernement de la Refondation, les représentants de onze régions ont choisi l’État unitaire, dix l’État fédéral et trois l’État régionalisé. Ce résultat traduit une préférence. Mais une préférence, à elle seule, ne suffit pas à fonder une réforme aussi importante.

La véritable question n’est pas : « Quel modèle préférons-nous ? », mais : « Quel modèle répond le mieux aux défis de Madagascar ? »

Avant de choisir une forme d’État, il est essentiel de partir d’une analyse objective des réalités du pays : le degré de centralisation, les inégalités territoriales, les capacités des collectivités, les ressources financières, la qualité des services publics et les besoins du développement local.

Chaque modèle – unitaire, régionalisé ou fédéral – présente des avantages et des limites. Aucun n’est universellement supérieur aux autres. Sa pertinence dépend avant tout du contexte propre à chaque pays.

Une décision d’une telle portée gagnerait à s’appuyer sur une analyse comparative fondée sur des critères objectifs : efficacité de la gouvernance, coût institutionnel, autonomie des territoires, solidarité nationale, faisabilité administrative et impact sur le développement.

La démocratie ne consiste pas seulement à compter les voix. Elle consiste aussi à éclairer les choix.

La participation citoyenne donne de la légitimité aux décisions. L’analyse leur donne de la solidité. Pour réussir sa Refondation, Madagascar a besoin des deux.

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