Hier, dans l’après-midi, la fédération des associations des journalistes (FAJ), qui compte dans ses membres d’imminents journalistes, ont fait une conférence de presse à l’aire By Pass pour dénoncer l’arrestation abusive du Président Directeur Général du quotidien La Gazette de la Grande île la nuit de vendredi dernier à Ambohipo, dans des conditions peu méthodiques. Henikaja Rakotomanantsoa, Fidèle Razarapiera, Gascar Fenosoa et consorts dénoncent une arrestation avec une forte coloration politique de Lola Rasoamaharo. Mais ce n’est pas seulement l’arrestation qui est douteuse, le déferrement au parquet l’est tout autant, car le patron de presse a été déféré au tribunal Anosy samedi dans les environs de 20 heures du soir avec toutes les lumières du tribunal éteintes et sans que les journalistes ne puissent entrer dans l’enceinte du palais de la justice.
Lors de la conférence de presse, la fédération des associations des journalistes dénonce l’incarcération de journalistes, l’atteinte à la liberté d’expression ou les menaces directes ou indirectes sur les sociétés de presse et les journalistes. Même si l’affaire ne concerne soi-disant que deux personnes physiques dans une affaire de droit commun, la FAJ, par l’intermédiaire de Henikaja Rakotomanantsoa soupçonne des dessous politiques sur l’affaire. Leur préoccupation est basée sur l’impact possible de cette situation sur la liberté d’expression dans le pays où la liberté d’expression devient évidemment de plus en plus restreinte et difficile. Cette arrestation est aussi perçue par ces journalistes comme une forme d’intimidation et de menace pour tous ceux qui osent parler et dénoncer la situation actuelle dans la Grande Ile et l’incompétence des dirigeants actuels. Une des inquiétudes de la fédération repose aussi sur le fait que cette situation se rapporte peut-être à la fermeture ou le silence forcé de la société de presse. Ce qui signifie que c’est le peuple qui est puni, puisqu’il serait privé d’informations sous plusieurs angles.
Malgré toute cette situation, la Gazette de la Grande île ne va pas du tout fléchir et ne va en aucun cas tempérer ou changer quelque chose dans la façon dont nous publions, car nous, la Gazette de la Grande Ile, sommes la « vérité imprimée ». De plus, les intimidations ne sont pas nouvelles pour notre quotidien, ce n’est pas cela qui va nous empêcher de dire la vérité sur tout ce qui se passe dans le monde et surtout dans notre chère patrie qu’est Madagascar.






