Il est difficile de ne pas tomber dans la dérision lorsque l’on parle du régime de « Tandrametaka Gaboraraka Vendrana » (TGV) et de ses tentatives désespérées pour résoudre les crises d’eau et d’électricité à Antananarivo. Dernier coup d’éclat en date : l’annonce fracassante du président Radomelina qui promettait des solutions concrètes pour sortir la capitale malgache du gouffre de la pénurie chronique. La population, épuisée par des années de coupures incessantes, n’avait d’autre choix que d’espérer, tout en se méfiant des promesses, trop souvent décevantes, de ce régime.
La fameuse journée tant attendue est arrivée, et avec elle, l’attente de cette solution tant promise. Mais voilà que, dans une démonstration sidérante de déconnexion avec la réalité, la grande idée de Tandrametaka était… la distribution de bonbonnes d’eau. Non pas une, mais la multiplication de cette « solution d’urgence » déjà usée et inefficace. Oui, vous avez bien lu. Encore une fois, au lieu de proposer des infrastructures à long terme, le régime a décidé de jouer la carte du bricolage temporaire, à grands renforts d’annonces creuses et d’effets d’esbroufe.
Le comble du ridicule ? Ce n’est pas la première fois que cette pseudo-solution est appliquée. Depuis des années, la ville d’Antananarivo est victime d’une gestion catastrophique de ses ressources en eau et en électricité, et à chaque fois, le gouvernement ressort le même tour de passe-passe : des bonbonnes d’eau pour apaiser la colère populaire, sans jamais s’attaquer au cœur du problème. Une fuite en avant qui laisse la population dans une situation toujours plus précaire.
Comment expliquer cette obstination à refuser d’investir dans des solutions durables, à négliger la rénovation des infrastructures obsolètes et à ignorer la réalité climatique qui accentue la crise de l’eau dans le pays ? Peut-être que le régime Tandrametaka est simplement à court d’idées, coincé dans une spirale de mauvaise gestion et de désintérêt pour l’avenir. Ou peut-être que, comme le disent de nombreux observateurs, la priorité n’est tout simplement pas là.
Une chose est sûre : le ridicule atteint ici des sommets. Distribuer plus de bonbonnes d’eau en espérant régler un problème structurel majeur, c’est comme mettre un pansement sur une jambe cassée. Une solution temporaire qui n’a d’autre effet que de prolonger l’agonie.
La population, elle, n’est pas dupe. Les promesses de Radomelina « le menteur », sont de plus en plus perçues comme des tentatives maladroites de calmer un peuple à bout de nerfs. Mais ce dernier commence à comprendre que, derrière le rideau des annonces spectaculaires, il n’y a souvent que du vent. Et ce vent-là, il commence sérieusement à lasser.
La vraie question est maintenant de savoir combien de temps ce régime pourra encore tenir en faisant du rafistolage, avant que la colère populaire ne se transforme en un véritable raz-de-marée.






