Présenté en grande pompe comme « Manarapenitra », autrement dit aux normes internationales, le Stade Barea d’Antananarivo n’a pourtant jamais obtenu l’homologation de la CAF. En clair : malgré son coût faramineux — 77 millions de dollars prélevés sur les poches des contribuables —, il ne répond pas aux standards requis pour accueillir des compétitions officielles.
Le plus ironique dans l’affaire est qu’aujourd’hui, l’État annonce le déblocage d’un nouveau fonds colossal pour “mettre aux normes” ce stade qui était censé l’être dès le départ. Une situation qui frôle le ridicule et illustre un véritable gaspillage d’argent public.
Derrière tout ce jet d’argent par la fenêtre, Gérard Andriamanohisoa. Nul, incompétent, incapable, il met le régime dans l’embarras. Il est derrière tous les projets foireux et il ose affirmer sans scrupules devant les caméras que le stade est aux normes. Et pourtant, voilà qu’on va encore dépenser des milliards pour corriger ses mensonges.
Car le Stade Barea n’est pas un cas isolé. Partout sur l’île, d’autres enceintes sportives baptisées, elles aussi, « Manarapenitra » — censées être des infrastructures modernes — tombent déjà en ruine avant même d’avoir servi. Certaines tribunes se fissurent, des toitures s’effondrent, des équipements se détériorent, faute d’entretien et surtout faute de construction conforme. Chacun de ces stades a pourtant coûté au minimum 5 milliards d’ariary à la population.
Au final, les Malgaches paient deux fois : une première pour construire des stades prétendument « aux normes », et une deuxième pour les réparer ou les “homologuer”. Pendant ce temps, le pays reste sans infrastructures sportives réellement dignes, les jeunes sportifs manquent d’espaces pour s’entraîner, et les grandes compétitions se tiennent ailleurs.
Un symbole criant d’une politique de façade, où l’on préfère les inaugurations spectaculaires et les slogans tape-à-l’œil, quitte à ruiner encore davantage les finances publiques.






