Le dernier rapport de la Cour des comptes vient de lever le voile sur un crime qui dépasse le simple détournement de fonds : un véritable sabotage de notre souveraineté alimentaire. En important et en distribuant 200 tonnes de semences de riz hybride infectées par le champignon Tilletia barclayana, le régime a introduit le « charbon du grain » au cœur de nos greniers.
L’amateurisme ici frise la haute trahison. Les faits sont accablants :
- Mépris des lois : Les semences ont été acheminées et distribuées entre janvier et février 2025, avant même la sortie des résultats d’analyses phytosanitaires.
- Contamination irréversible : En juin 2025, le mal était fait. Les variétés locales historiques, comme le Tsemaka et le Makalioka, sont désormais contaminées à Ambatondrazaka et Amparafaravola.
- Corruption et opacité : 6 milliards d’ariary d’argent public ont été jetés par les fenêtres pour importer un poison, sans permis d’importation ni certificat phytosanitaire présentés aux frontières.
Il ne s’agit plus seulement de « fautes lourdes » comme le souligne la Cour, mais d’une gestion criminelle. En jouant avec la génétique de notre riziculture pour des profits immédiats et des opérations de communication, ce pouvoir a sacrifié le patrimoine agricole malgache.
Le riz n’est pas qu’une marchandise pour Madagascar ; c’est notre vie. En polluant nos terres avec des semences importées au mépris des règles de biosécurité, le clan au pouvoir ne s’est pas contenté de vider les caisses : il a hypothéqué la survie des générations futures.






