L’instauration d’un état d’urgence énergétique peut être légitime en soi.
Mais dans Notre contexte, il existe un risque réel qu’il devienne :
- un outil de contournement des règles de passation des marchés publics,
- un prétexte à des contrats de gré à gré peu compétitifs,
- et surtout, un facteur de perte de confiance publique.
Madagascar est dans le noir.
Les délestages épuisent la population et freinent l’économie. L’urgence peut se justifier : il faut agir vite.
Mais agir vite ne doit pas signifier agir en cachette.
Le recours au gré à gré, sans transparence, réveille une crainte bien connue des Malgaches : des décisions prises dans l’urgence, mais payées longtemps… et cher.
Ce que la majorité des Malagasy demande est simple : savoir, comprendre, vérifier.
Qui est le fournisseur ?
À quel coût ?
Pour combien de temps ?
Sans réponses claires, le doute s’installe.
Et sans confiance, aucune solution ne tient.
La transparence n’est pas un obstacle à l’action.
Elle en est la condition.
L’état d’urgence énergétique peut être une solution.
Mais sans transparence, il risque de devenir un symbole de plus de ce que la majorité des Malagasy ne veut plus voir.
Le peuple n’a pas seulement besoin de lumière dans ses maisons.
Il a aussi besoin de lumière dans les décisions qui engagent son avenir.





