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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Dossier Ravatomanga : Me Khushal Lobine hors-jeu dans son propre prétoire

La gazette de la grande île
21/08/20262 minute read
Rien n'est plus révélateur des limites d'un avocat que la nécessité de lui adjoindre un confrère venu d'ailleurs pour sauver les meubles

« Du vent, des défaites et un renfort parisien : Le grand aveu de faiblesse de la défense »

Dossier vide, arguments épuisés et stratégie dans l’impasse. Face aux chefs d’accusation lourds qui maintiennent Mamy Ravatomanga en détention, l’avocat mauricien Me Khushal Lobine a atteint le plafond de ses compétences.

Après avoir abattu toutes ses cartes sans succès, la défense s’est effondrée. La tentative d’inventer une prétendue « vendetta politique » pour soustraire son client à la rigueur de la loi n’a convaincu personne. Les faits demeurent, les charges restent inchangées, et les décisions de justice se succèdent sans que l’avocat mauricien ne parvienne à faire fléchir la magistrature.

L’aveu d’échec : l’importation d’un renfort français

Devant la chaîne d’échecs de son conseil local, le magnat malgache a tranché : faire appel à un renfort extérieur. C’est désormais Me Hector Bernardini, dépêché depuis la France, qui vient tenter d’éteindre l’incendie.

Rien n’est plus révélateur des limites d’un avocat que la nécessité de lui adjoindre un confrère venu d’ailleurs pour sauver les meubles. Pour Me Khushal Lobine, cette arrivée sonne comme un désaveu cuisant. Être réduit au rang de figurant dans son propre pré carré mauricien, contraint de céder la main à un juriste parisien pour traiter un dossier qu’il était censé maîtriser, constitue un camouflet professionnel indéniable.

Paris ou Port-Louis : la Justice face aux faits

Mais la stratégie du prestige a ses limites. Exhiber une robe venue de Paris ne suffit pas à transformer une défense bancale en succès judiciaire. L’étiquette parisienne de Me Hector Bernardini n’efface ni la réalité des pièces du dossier, ni la rigueur de la procédure.

Que les conseils viennent de Port-Louis ou du barreau de Paris, la Justice ne s’en laisse pas impressionner par les nationalités ou les réputations d’affichage. Les faits restent les faits, et face à la loi, l’artifice ne remplace pas la compétence.

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