La bataille judiciaire autour du tycoon malgache Maminiaina Ravatomanga, dit « Mamy », incarcéré à la prison de Melrose, dans le centre de l’île, connaîtra une nouvelle étape le 9 septembre (AI du 03/09/26). À cette audience, la Bail and Remand Court, juridiction mauricienne chargée de statuer sur la détention des personnes poursuivies, doit décider du maintien sous les verrous ou de la libération – éventuellement sous caution – de l’homme d’affaires.
Après le réinterrogatoire et le contre-interrogatoire de Paramhans Aleea, directeur des enquêtes de la Financial Crimes Commission (FCC), l’autorité mauricienne chargée de la lutte contre la criminalité financière, la cour doit encore entendre Mamy Ravatomanga ainsi que plusieurs témoins cités par sa défense.
Parmi eux figurent sa fille et son ancien avocat français, Hector Bernardini, qui doit intervenir en qualité d’expert witness, c’est-à-dire de témoin appelé à apporter à la cour une expertise spécialisée sur des questions techniques ou professionnelles – en l’occurrence la libération de Mamy Ravatomanga. Cofondateur et associé au sein du cabinet parisien Sarastro Avocats, Hector Bernardini est un avocat pénaliste et d’affaires inscrit aux barreaux de Paris et de New York.
La défense doit également présenter le garant proposé dans l’hypothèse d’une libération conditionnelle.
Ancienne éminence grise de l’ex-président Andry Rajoelina (2018-2025), Mamy Ravatomanga a été arrêté en octobre 2025 par la FCC et est depuis maintenu en prison. Sur le volet pénal, il fait face à trois chefs d’accusation provisoires : deux pour blanchiment d’argent et un pour conspiration en vue de commettre le délit de trafic d’influence. À ce stade, aucune poursuite formelle n’a été engagée devant les tribunaux. Madagascar/Maurice • L’homme d’affaires Mamy Ravatomanga bataille pour sortir de prison.
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