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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Crit d’alerte: « Sans refondation écologique, Madagascar court à sa perte »

La gazette de la grande île
29/10/20252 minute read
« Le corridor Ankeniheny-Zahamena est directement menacé par le projet d’autoroute de l’ancien président Rajoelina : il faut impérativement arrêter ce chantier avant qu’il ne cause des dégâts irréversibles. »

Les acteurs de l’environnement malgache adressent une lettre ouverte au Président de la Refondation : « Sans refondation écologique, Madagascar court à sa perte ». Depuis 2000, près de 30 % de la couverture forestière a disparu, entraînant raréfaction de l’eau, baisse de la production hydroélectrique et aggravation de la pauvreté rurale, touchant particulièrement les femmes contraintes de parcourir des kilomètres pour trouver eau et bois.

Ils dénoncent la corruption, les intimidations contre les défenseurs de l’environnement et l’impunité des trafiquants d’espèces protégées, citant l’exemple du député RAMANANTANANA Roméo, condamné, mais libéré. Face à ces crises, ils réclament :

  • le rétablissement de l’État de droit dans la gestion des ressources naturelles ;
  • l’application des jugements et conventions internationales ;
  • une reforestation qualitative à grande échelle et le maintien d’un Ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue autonome ;
  • un renforcement massif des budgets environnementaux et une transparence totale sur les financements climatiques internationaux ;
  • une réforme ambitieuse du secteur minier, encadrant l’exploitation artisanale et assurant que les grands projets profitent réellement à l’État et à la population.

D’autres priorités : protéger les défenseurs des droits humains et les lanceurs d’alerte, revoir le projet d’autoroute Antananarivo–Toamasina pour préserver le corridor Ankeniheny-Zahamena, et lutter contre l’accaparement foncier à Nosy Sakatia, Nosy Iranja, Nosy Mitsio et dans le projet Tanamasoandro.

Enfin, ils demandent la création du Conseil Économique, Social et Environnemental prévu par la Constitution pour instaurer une veille citoyenne. Face aux feux de forêt et aux trafics environnementaux, ils appellent à une mobilisation nationale urgente.

« Madagascar peut transformer cette crise en une refondation verte, juste et souveraine, à condition que transparence, responsabilité et participation citoyenne guident l’action publique », concluent-ils.

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