L’opération spéciale lancée par l’État malgache pour identifier et sanctionner les détenteurs de faux diplômes universitaires met en lumière un scandale de taille : Tinoka Roberto, député et ancien ministre, est désormais accusé de falsification de diplômes depuis le primaire.
Selon les premières informations, c’est l’ancien Président de l’Université de Tuléar, Razafiharison Andriamanantena, qui aurait octroyé à Tinoka Roberto un « Doctorat » manifestement falsifié. Mais l’affaire ne s’arrête pas là : l’homme n’aurait jamais réussi à obtenir le moindre diplôme depuis le primaire. Même son CEPE aurait été falsifié.
Pourtant, malgré ce parcours académique inexistant, Tinoka Roberto a été propulsé au poste de Consul Général de Madagascar à La Réunion par Andry Rajoelina, faisant déjà l’objet de moqueries dans la presse internationale.
Franceinfo rappelait en 2022 : « Le nouveau consul de Madagascar à La Réunion, va occuper un poste moins exposé, nous apprend Madagascar-Tribune. Tinoka Roberto avait été contraint de quitter le ministère des Transports et de la météorologie après plusieurs incidents et bourdes fin 2022. Avant cet accroc, l’homme, quatrième dan de karaté, avait été installé au poste de ministre de la Jeunesse et des Sports. Malheureusement, son inexpérience, avait eu raison de sa bonne volonté, dès 2019. Cette mise à distance devrait lui permettre de se faire oublier. Il pourra se glisser dans les pas d’autres espoirs du gouvernement, eux et elles aussi, victimes de leur inexpérience. »
Ce scandale illustre la promotion de personnalités sans compétences réelles par le régime Rajoelina, souvent à travers des diplômes et des grades falsifiés. Tinoka Roberto, faussaire confirmé, en est la figure emblématique. Cette affaire, révélant des falsifications allant jusqu’au CEPE, interroge sur les critères de nomination et la tolérance à l’escroquerie au plus haut niveau de l’État malgache.
Le message est clair : l’impunité a des limites, et même les plus haut placés devront rendre des comptes.






