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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Madagascar gouverné par des pratiques dépassées

La gazette de la grande île
13/01/20263 minute read

L’ADSW 2026 est un miroir international. Mais sur le terrain, Madagascar reste invisible tant que la refondation ne devient pas réelle. Le Président de la Refondation y a participé. Certes, c’est positif de s’informer et de dialoguer avec les leaders mondiaux. 

Mais assister à des sommets ne suffit pas : sans réformes concrètes, Madagascar restera spectateur des opportunités qu’il pourrait transformer en progrès réel.

Il arrive un moment où l’on ne peut plus éviter la vérité : le monde a changé, mais Madagascar continue d’agir comme avant. 

Le système mondial du développement a profondément évolué. L’aide internationale diminue, et le développement se déplace désormais vers l’investissement et les stratégies économiques. L’ère de l’aide telle qu’on la connaissait est révolue. Pourtant, sous le label de la refondation, c’est le business as usual qui prévaut : recherche permanente d’aide, répétition des mêmes projets, modes de gouvernance éprouvés par des décennies de stagnation. Ce n’est pas une stratégie, c’est un manque de vision.

La « refondation » est réduite à un mot

La refondation aurait dû marquer une rupture claire avec le passé. Ce n’est pas ce que ressent la population. Aucune réforme majeure, éternel retour aux mêmes pratiques, aucune transformation profonde de la manière de gouverner, aucune lecture sérieuse des nouvelles réalités mondiales. 

On continue de confondre gouverner et administrer, discours et action, pouvoir et capacité à l’exercer efficacement.

La quête d’aide : une politique dépassée

Il faut le dire clairement : la recherche d’aide ne conduit plus au développement à Madagascar, et ne le fera plus. Les pays qui progressent aujourd’hui sont ceux qui disposent d’une vision claire, d’institutions solides et de projets réalisables. Ceux qui restent dépendants de l’aide demeurent de simples bénéficiaires, sans véritable voix ni capacité d’influence. Madagascar ne se prépare pas à cette mutation. Il la subit.

Une population est fatiguée d’attendre

Au-delà de tout cela, le peuple malgache est fatigué. Fatigué des discours, fatigué des promesses, fatigué d’attendre des changements qui ne viennent pas. On parle de refondation, mais la vie quotidienne des citoyens ne change pas. Les gens voient des sommets, des voyages et des déclarations, mais sur le terrain, rien n’avance.

Maintenant, il est temps de transformer la présence en l’action.

Le monde n’attendra pas Madagascar. Le développement aujourd’hui ne se demande pas, il se construit par la vision et le courage politique. Participer aux forums internationaux est utile, mais ce qui compte, c’est la capacité à transformer les engagements en actions concrètes et mesurables sur le terrain. 

La refondation ne peut pas se limiter à des mots. Elle exige des réformes visibles, réalistes et orientées vers l’impact, sinon Madagascar continuera d’être spectateur des changements mondiaux plutôt qu’acteur de son propre développement.

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