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Le Journal de l'île Rouge
Politique

Capture de l’État à Madagascar

La gazette de la grande île
05/02/20263 minute read

Le Groupe Ampandrana (VON.A), avec des acteurs politiques, des analystes de la vie nationale et diverses organisations, vous invite à une conférence de presse
demain, avec les journalistes, au sujet de ce qui n’est plus acceptable : la PRATIQUE DE LA “CAPTURE DE L’ÉTAT” !!!

La majorité des Malgaches rejette totalement la confiscation de l’État au profit de quelques individus.

À Madagascar, le problème n’est plus une simple corruption : l’État est capturé. Lorsque l’État est capturé, ce n’est plus la République qui gouverne, mais des réseaux politiques et économiques cherchant des intérêts personnels. Les dirigeants changent, mais les pratiques demeurent.

Cette confiscation n’apparaît pas seulement une fois le pouvoir acquis. Il s’agit d’un système déjà installé et enraciné, et c’est précisément ce à quoi il faut faire face dans le contexte actuel de la “Refondation” :

  • financement politique occulte,
  • partis politiques sans base ni idéologie claires,
  • accords tacites du type : « l’argent sera remboursé une fois le pouvoir obtenu ».

Lorsque le pouvoir devient un outil de remboursement de dettes, l’intérêt général meurt.

Les institutions faibles sont le terreau principal de la capture de l’État :

  • une justice non indépendante,
  • une administration utilisée comme instrument,
  • des mécanismes de contrôle bloqués ou affaiblis.

Résultat : l’État ne régule plus, il sert des intérêts privés.

L’impunité est le carburant de la confiscation. Tant que la corruption et les abus de pouvoir ne sont pas sanctionnés, la capture de l’État prospère.

La pauvreté, quant à elle, devient un outil silencieux de domination entre les mains des quelques individus qui pratiquent la capture de l’État. Quand le peuple lutte chaque jour pour survivre, la citoyenneté s’affaiblit : on ne revendique plus, on ne s’oppose plus, on ne réagit plus. Cette situation devient plus puissante que la violence et facilite les abus des impunis.

Le danger le plus grave est l’accoutumance. Lorsque l’injustice ne choque plus, lorsque l’on dit : « c’est ça Madagascar », alors la République recule.

Assez de la capture de l’État.
Voici les seules voies pour la combattre :

  • une justice véritablement indépendante,
  • des partis politiques avec une base et une idéologie claires,
  • des règles transparentes sur le financement politique,
  • une décentralisation réelle du pouvoir,
  • et surtout : un peuple conscient, uni et revendicatif.

L’État n’est pas condamné à être captif éternellement. Refuser la confiscation de l’État, c’est refuser de léguer un pays prisonnier aux générations futures.

Puisse ce texte susciter connaissance, prise de conscience et action au sein du peuple malgache.

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