Qu’on se le dise, la dépendance à un seul pôle d’influence ne nous permet pas d’avoir une marge de manœuvre sur notre :
- Souveraineté diplomatique : éviter l’alignement automatique.
- Stratégie de diversification des partenariats (économie, défense, technologie).
- Capacité de négociation accrue face aux grandes puissances.
- Diplomatie de réduction des risques de sanctions ou de pressions unilatérales.
- Stratégie de contournement des sanctions régionales (UA & SADEC)
Il y a lieu de ne pas négliger les pôles d’influences majeurs :
- États-Unis (pôle occidental)
- Chine (pôle asiatique)
- Russie (pôle eurasiatique)
- Union européenne (pôle normatif et économique) particulièrement La France
- Inde, Brésil, Afrique du Sud, Iran, Turquie (puissances régionales affirmées)
L’Afrique par l’Union Africaine ainsi que la SADEC sont actuellement dépassées, tentent tant bien que mal de revoir à la baisse leurs exigences face à cette vision de multipolarité diplomatique immarcescible malgache qui avec elle entraine une nouvelle notion de la reconnaissance internationale.
On ne reçoit pas un pays contesté avec une telle solennité : un piquet d’honneur militaire, tapis rouge au pied de l’avion, bref un accueil hautement symbolique où l’excellence et la perfection ont été ressenties par la délégation malgache qui souhaite implanter une nouvelle forme de coopération, plus exigeante, plus proactive, dont seuls les résultats bénéfiques pour le pays comptent.
En dehors des pôles diplomatiques majeurs traditionnels, Mikka, élargit les champs d’action relationnelles malgaches. Les pôles alternatifs sud-sud tels que :
- l’ Inde, Turquie, pays du Golfe.
- la Recherche de financements hors circuits occidentaux.
La prudence devra être tout de même de mise, il ne suffit pas de se faire entourer par des diplomates chevronnés, il y a lieu de collaborer avec des experts en matières des conventions et des coopérations internationales. La Multipolarité a ses faiblesses plus que ses atouts, notamment sur :
- des accords désynchronisés,
- des conventions techniquement faibles,
- une diplomatie personnalisée plutôt qu’institutionnelle.
Du coup, l’équipe technique autour de Mikka au niveau de son staff devra être des experts répondant parfaitement aux stratégies diplomatiques impulsées par le boss.
Christine Razanamahasoa au niveau du gouvernement, juriste reconnue et patron de la diplomatie malgache, puis Auguste Parraina économiste de formation et personnalité maîtrisant les arcanes du monde diplomatique, ont été vus agir avec aisance et agilité, avec l’expertise de la Chief of staff Onitiana Realy du PRRM, à Addis-Abeba.
Nous avons les ressources intellectuelles, issues de la jeunesse malgache, pour répondre à nos besoins techniques, ne serait – ce qu’à titre consultatif. Pour cela, je pense à des enseignants universitaires malgaches en France en particulier à l’université de Montpellier, des étudiants et étudiantes en fin d’études universitaires PhD à l’université de Harvard , spécialistes en droit international, des personnalités qui ne demandent qu’à aider sans qu’elles ne s’intègrent au sein du gouvernement. Nos universitaires sont aussi brillants que leurs frères et sœurs formés à l’étranger. En dehors de la compétence et l’aptitude, il leur reste à se doter, par les actions réelles, le knowing-doing que notre nation a réellement besoin. Évitez le cloisonnement et les clivages.
Ainsi, ça a l’air d’être facile, on est en observé par le reste du monde, déjà ce coup de libération fait des jaloux au point où nos frères africains veulent y jeter leur regard somme tout ébahi.
N’oubliez pas que politiquement, on est tout de même vulnérable, on n’est pas à l’abri des manifestations spontanées inhérentes aux problèmes sociaux, économiques, certes le travail est palpable, les résultats sont bien présents, mais évitez l’euphorie, mettez l’accent sur le progrès. Prenez ce qu’il y a de meilleurs, telle est d’ailleurs, par définition, le concept de la diplomatie multipolaire.
Fleury Rakotomalala






