Quand la majorité des Malagasy s’appauvrit, et que les institutions s’enrichissent : jusqu’à quand?
Aujourd’hui, des révélations issues du rapport d’audit de la Cour des comptes interpellent profondément. Entre 2023 et 2024, un montant de 2,61 milliards d’ariary d’indemnites etait versé aux neuf membres de la Haute Cour Constitutionnelle via un compte relevant du ministère de l’Économie et des Finances. C’est indigne d’une institution de la République.
Madagascar est un pays pauvre. Dans ce contexte, ce type de situation devient intolérable. Chaque dérive, chaque opacité, chaque privilège injustifié constitue une faute politique majeure. Dans un pays où tant de citoyens luttent chaque jour pour survivre, l’exigence d’exemplarité au sommet de l’État n’est pas une option : c’est une obligation.
Les institutions sont essentielles. Elles doivent être respectées. Mais pour être respectées, elles doivent d’abord être irréprochables. Peut-on demander des sacrifices à un peuple, tout en tolérant des pratiques opaques au sommet de l’État ?
Cette opacité n’est pas une simple erreur. C’est une faute.
Avons-nous réellement la volonté de refonder le système… ou cherchons-nous simplement à le reconduire sous une autre forme ?





