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Le Journal de l'île Rouge
Société

Hanitra Rakotondrainibe : la Pute nocturne-sur-Marne

La gazette de la grande île
27/03/20264 minute read

Vous vous souvenez de Hanitra Rabeson ? La grande dame du tennis malgache ? L’arnaqueuse au 4×4 ? La « Clyde » du duo le plus sulfureux de Madagascar ?

Elle est là. Sous vos yeux. Et elle ne tient plus la raquette comme avant.

La nuit, dans la pénombre, Hanitra Rakotondrainibe enlève ses habits d’enseignante au Tennis Club Champs-sur-Marne. Fini les jupes blanches et les sourires policés devant les enfants le mercredi après-midi. La nuit venue, elle enfile son porte-jarretelles, ses talons aiguilles et sa petite robe noire pour sillonner les rues aux alentours mêmes de son lieu de travail.

C’est ce que nous raconte un habitué du Tabac le Picasso, un point de rendez-vous local ouvert tard, surtout en fin de semaine. Il la voit. Il la connaît. Il sait qui elle est.

« Elle fait le trottoir »

Soyons francs : Hanitra Rakotondrainibe se prostitue. Les fins de mois sont difficiles. Trop difficiles pour celle qui, il y a encore quelques mois, roulait sur l’or volé de ses compatriotes malgaches.

Les habitués des boîtes de nuit du secteur – Madness, Saint-Charles, Loft Metropolis – la croisent régulièrement. Les fins de semaine surtout. Elle arpente les trottoirs, longue silhouette noire sous les réverbères de Champs-sur-Marne, à deux pas du club de tennis où elle fait semblant d’être une honorable enseignante.

Comme le Tennis Club reste ouvert jusqu’à 23h, Hanitra ne montre sa facette d’escort girl que très tard. Il faut attendre que les parents aient récupéré leurs enfants, que les lumières du club s’éteignent. Alors seulement, la transformation s’opère.

De l’arnaque au porte-monnaie

On raconte qu’elle a du mal à joindre les deux bouts. La belle affaire ! Elle qui volait par milliards. Elle qui vendait des 4×4 volés. Elle qui, avec son complice de mari, siphonnait les comptes de ses propres parents jusqu’à la moelle.

Aujourd’hui, elle compte ses clients. Aujourd’hui, elle négocie le prix de son corps comme elle négociait autrefois le prix de l’alcool de contrebande.

Où est passée l’argent des milliards, Hanitra ? Où sont passés les conteneurs de whisky que vous avez fait entrer en fraude ? Où sont passés les millions arrachés à vos victimes ?

Pendant ce temps, son mari livre le pain

Quant à Stéphane Rakotondrainibe, le « Bonnie » malgache, l’ancien président de la Fédération Malgache de Tennis, celui qui se prenait pour un baron de la contrebande et sabordait les conteneurs de ses concurrents, il n’est pas en reste. Lui aussi sillonne les mêmes rues que sa femme, mais à un horaire différent.

Au petit matin, quand Hanitra rentre chez elle, talons à la main et maquillage délavé, Stéphane enfile sa tenure de livreur. Il charge son véhicule de journaux, de baguettes de pain et de briques de lait. Il parcourt les quartiers riches de la banlieue parisienne, sonné aux portes, dépose son petit pain. Les rues que sa femme a arpentées la veille au soir, il les parcourt à l’aube.

Deux arnaqueurs milliardaires devenus livreur et prostituée. La roue tourne.

Un appel personnel

Alors voilà, Hanitra Rakotondrainibe. Nous écrivons cet éditorial pour vous. Pour vous qui croyez avoir disparu dans l’anonymat de la banlieue parisienne. Pour vous qui pensez que votre double vie restera secrète.

Nous savons où vous travaillez. Nous savons où vous passez vos nuits. Nous savons ce que vous faites.

Si ce que nous écrivons est faux, démentissez. Portez plainte. Montrez-vous. Sortez de votre cachette et prouvez-nous que nous mentons.

Mais si nous disons la vérité – et nous la disons – alors sachez ceci : les victimes que vous avez laissées à Madagascar attendent. Elles préparent leurs plaintes. Et maintenant, elles savent où vous trouver.

Le Tennis Club Champs-sur-Marne mérite-t-il de garder parmi ses rangs une femme qui troque sa dignité contre quelques billets dès que la nuit tombe ? Les parents méritent-ils de confier leurs enfants à une enseignante qui, quelques heures plus tard, enfile des talons aiguilles pour arpenter les trottoirs ?

La réponse vous appartient. Mais sachez que vous ne pouvez plus vous cacher.

À bon entendeur, Hanitra. Et à vous, Stéphane, bon courage avec vos tournées.

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