On nous parle de rupture.
On nous parle de souveraineté.
Dans la foulée, on nous présente la Russie comme un partenaire stratégique capable de changer le destin de Madagascar.
Mais derrière les discours, les faits racontent une tout autre histoire. Un exemple simple : à l’Aéroport international d’Ivato, des appareils liés à Moscou volent grâce au carburant fourni par TotalEnergies.
Une “rupture” qui continue de dépendre de ceux qu’elle prétend remplacer.
Et pendant ce temps, la Russie livre des blindés, des armes, et de la formation. Présentée comme une aide, cette coopération est en réalité hautement politique. Elle ne répond pas aux besoins fondamentaux du pays. Elle ne crée ni richesse, ni emplois, ni infrastructures. Elle ne réforme ni l’administration, ni la gouvernance. Elle renforce une seule chose : la capacité de contrainte. Elle protège un pouvoir.
Et il faut le dire clairement : espérons que ces équipements militaires ne seront jamais utilisés contre des mouvements pacifiques de Malagasy en quête de justice et de vrai changement, face à un système qui semble trop souvent capturer l’État au profit d’intérêts particuliers. Le danger est là.
Une illusion est en train de s’installer : celle de croire qu’un partenaire extérieur pourrait résoudre nos problèmes internes. C’est faux.
Aucun blindé ne remplacera une vision.
Aucun allié ne remplacera une gouvernance solide et inclusive. Sans cela, la refondation restera un discours. Et la souveraineté, une illusion.
Car la vraie question n’est pas de choisir entre partenaires. Elle est de définir une stratégie en collaboration avec toutes les forces vives de la Nation.
La future relation internationale de Madagascar ne peut pas être une succession d’alliances opportunistes.
Elle doit être claire : diversifier les partenaires, équilibrer les rapports de force, et placer le développement national au centre.





