Une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, combinée à des dégâts sur les infrastructures pétrolières du Golfe, constituerait un choc économique majeur pour Madagascar, même si le pays n’est pas directement impliqué. L’impact se ferait par effet domino via les marchés mondiaux.
Ce choc mondial frapperait directement Madagascar à travers une flambée des prix du pétrole (déjà au-delà de 100 dollars, voire plus), ainsi que la hausse du gaz et de l’électricité, accompagnée d’une volatilité extrême des marchés énergétiques.
Comme Madagascar est entièrement dépendant des importations de carburants, cela entraînerait une explosion des prix à la pompe, une hausse du coût des transports (taxi-be, marchandises) et, par conséquent, une augmentation du coût de production dans l’industrie et l’agriculture. L’inflation deviendrait généralisée et le pouvoir d’achat, déjà précaire, serait encore davantage fragilisé.
Cette crise constitue un choc externe majeur et incontrôlable, dont les impacts seraient très graves : forte inflation, crise énergétique, pression sociale accrue et ralentissement économique, notamment en raison du ralentissement des économies partenaires.
Le gouvernement de la Refondation a décrété l’état d’urgence énergétique, tandis que le FMI insiste sur la nécessité de maintenir le mécanisme automatique d’ajustement des prix des carburants.
Dans les prochains mois, face à la hausse des carburants, les autorités publiques pourraient être contraintes de subventionner les prix afin d’éviter une aggravation de la crise sociale et politique actuelle. Toutefois, au vu de la situation macroéconomique de Madagascar, cela entraînerait inévitablement une augmentation du déficit public.
Il devient donc crucial de réorienter les ressources de l’État vers des dépenses essentielles au bien commun. Les dépenses de fonctionnement injustifiées , injustes, inutiles et non essentielles devraient être stoppées durant cette période de refondation: Salaires exorbitants sans justification, indemnités de carburant exorbitant dans des institutions non prioritaires , missions a l’exterieur , etc….En période de crise, chaque ariary doit servir l’essentiel.
Parallèlement, les autorités doivent tirer une leçon stratégique de cette crise en priorisant les investissements dans les énergies locales (hydroélectricité, solaire) et en renforçant la souveraineté alimentaire à travers le développement de l’agriculture et de l’élevage.





