Toujours pas de libération conditionnelle pour Mamy Ravatomanga. Et pour cause : une question se pose et mérite d’être posée haut et fort.
Si une caution venait à être fixée, d’où proviendrait l’argent ?
Rappelons les faits : l’ensemble de ses comptes bancaires et de ses avoirs a été gelé, tant à Madagascar qu’à l’île Maurice. En théorie, l’homme d’affaires ne possède plus rien d’accessible.
Alors, de quoi parle-t-on exactement ? Si des fonds devaient miraculeusement surgir pour financer une remise en liberté, ils ne pourraient provenir que de circuits parallèles ou de prêtes-noms.
Ne vous laissez pas berner. Accepter une caution dans de telles conditions reviendrait à fermer les yeux sur l’origine d’un argent suspect. Les autorités mauriciennes accepteraient-elles, elles aussi, de fermer les yeux et de toucher de l’argent sale ? La justice ne peut pas se faire complice du blanchiment qu’elle est censée combattre.






