Derrière les discours lisses sur la « volonté politique » et la « mobilisation communautaire », c’est un plan froid, cynique et brutal qui se met en marche : raser une partie des forêts protégées pour faire passer une autoroute. Et tout cela avec l’aval des ministères, de l’Unesco et de hauts responsables grassement récompensés pour leur soumission.
Max Fontaine, ministre de l’Environnement, a été l’un des pions majeurs de cette opération, bien récompensé pour avoir aidé à maquiller ce projet destructeur en victoire écologique. Il a trahi sa mission première : protéger les forêts, pas les vendre.
Les forêts humides de l’Atsinanana, réparties sur six parcs nationaux, sont l’un des derniers bastions de biodiversité mondiale. Et pourtant, elles vont tomber sous les bulldozers au nom du « développement », mot qui ici ne signifie rien d’autre qu’enrichissement de quelques-uns au sommet de l’État.
Ce n’est pas un recul. C’est une exécution méthodique de notre patrimoine naturel, camouflée sous un vernis diplomatique.
Les responsables doivent être nommés, exposés et tenus comptables. Ce qui s’est passé n’est pas une victoire, c’est une capitulation, un marché sale et une honte nationale.
L’autoroute de Rajoelina ne mènera pas à la prospérité. Elle mènera à la destruction de ce que Madagascar a de plus précieux : ses forêts, sa faune, sa fierté.
Et pendant qu’on fait croire au peuple qu’on avance, on livre nos terres aux pelles mécaniques.






