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Le Journal de l'île Rouge
Politique

#MADAGASCAR : L’AGONIE D’UNE NATION SACRIFIÉE :

La gazette de la grande île
27/07/20253 minute read
Sous le règne d’Andry Rajoelina, Madagascar étouffe.
Une génération entière se meurt en silence, enterrée sous les ruines d’un pays jadis prospère.
Imaginez des enfants squelettiques, ventres gonflés par la faim, léchant des épluchures de manioc pour tromper leur estomac. Plus de 500 000 d’entre eux sont des cadavres en sursis, abandonnés par un État fantôme.
Dans le Sud, la terre craquelée avale les espoirs : des mères vendent leurs derniers bijoux pour une poignée de riz, tandis que des vieillards boivent l’eau des flaques où stagnent des excréments.
L’ariary, cette monnaie qui s’effrite entre les doigts comme du sable, a plongé des millions de familles dans l’enfer de l’hyperinflation. Un sac de riz coûte désormais un mois de salaire.
Les hôpitaux ? Des mouroirs. Des nouveau-nés grelottent sur des tables d’accouchement rouillées, sans médicaments, sans lumière, sans âme pour les entendre pleurer. Les médecins fuient, les infirmières troquent des compresses contre des bananes.
Et dans l’ombre, les caisses de l’État sont vidées à la pelle, détournées par des oligarques riant devant leurs comptes en Suisse.
Regardez ces forêts martyres. Des arbres centenaires, trésors de biodiversité, sont sciés en pleine nuit. Le bois de rose, rouge comme le sang des gardes-forestiers assassinés, finit en meubles de luxe à Pékin.
La vanille, or noir de l’île, engraisse des trafiquants protégés par le palais présidentiel. Pendant ce temps, 3,5 tonnes d’or filent vers des coffres étrangers, tandis que des villages entiers creusent la terre à mains nues pour survivre.
Rajoelina, l’homme aux deux passeports, règne en pyromane. La Constitution ? Un chiffon. Les opposants ? Jetés dans des geôles où l’on torture au rythme des coupures d’électricité. Les journalistes ? Muselés, menacés, réduits au silence.
En 2023, un photoreporter a « disparu » après avoir documenté une manifestation d’étudiants matraqués. Son corps n’a jamais été rendu.
Et ces îles Éparses, joyaux oubliés de l’océan Indien… La France y puise du pétrole, des minerais, pendant que le Président malgache s’incline.
Macron va à Antananarivo : parle de « coopération », signe des contrats, célèbre l’amitié franco-malgache. Mais dans les ruelles de la capitale, le peuple murmure : « Nous sommes une colonie qui s’ignore. »
Madagascar saigne. Ses plaies sont ouvertes, purulentes, ignorées du monde. Pourtant, au fond de chaque village, une braise résiste. Des paysans cachent des semences locales, des étudiants griffonnent des tracts la nuit, des mères en colère bloquent des routes avec des cercueils d’enfants.
La Grande Île respire encore, fragile, têtue. Mais jusqu’à quand ?
Le choix est cruel : mourir à genoux sous le joug d’un régime corrompu, ou se relever, enfin, pour exiger l’impensable… la dignité.
À vous de choisir !
À très vite 🔥
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