Madagascar doit enfin se réapproprier son destin. Après des années d’ingérences diplomatiques, de manipulations politiques et d’abus économiques, l’heure est venue de remettre toutes les pendules à l’heure, de trancher avec les compromissions et de restaurer la souveraineté nationale.
L’ingérence étrangère, notamment celle de la France, a trop souvent franchi les limites de la décence diplomatique. Sous couvert de “coopération” et de “partenariat”, l’ancienne puissance coloniale s’est permise d’interférer dans les affaires intérieures de l’État malgache, imposant ses choix, ses hommes et ses intérêts. Il est temps que Madagascar reprenne la main sur ses relations extérieures, en posant les fondations d’une diplomatie indépendante, digne et équilibrée. Aucune puissance, qu’elle soit coloniale, régionale ou économique, ne doit plus considérer Madagascar comme un terrain de conquête moderne. Le respect mutuel doit désormais remplacer la dépendance déguisée. La nouvelle Diplomatie malgache doit tourner la page des tutelles.
Tous les grands investissements et projets signés sous l’ère Rajoelina doivent faire l’objet d’un audit national approfondi : téléphérique, marchés publics, concessions minières, projets énergétiques, acquisitions immobilières et financements extérieurs. Ces audits devront être transparents, indépendants et suivis de sanctions effectives. Le but n’est pas de chasser les investisseurs, mais de mettre fin au pillage organisé de la République. Une attention particulière doit être portée aux malversations économiques et enrichissements illicites liés aux familles Rajoelina, Razakandisa et Ravatomanga, dont les patrimoines disproportionnés méritent un examen rigoureux.
Par ailleurs, les autorités devront ouvrir des enquêtes spécifiques sur les affaires Madagascar Airlines, SMMC, et autres dossiers de détournements publics, notamment ceux impliquant Rinah Rakotomanga, surnommée la “Dame d’étain”, accusée d’avoir couvert ou récupéré à son profit des scandales méritoires liés à la corruption et aux montages financiers occultes. Ces dossiers symbolisent la dérive d’un pouvoir ayant confondu l’État avec une entreprise familiale et les fonds publics avec une caisse personnelle. La transparence ne sera plus un slogan et elle doit devenir une arme de reconstruction.
Face à l’ampleur des réseaux mafieux, la vigilance doit devenir un devoir civique. La création d’un Service Civique et Citoyen de Veille et de Délation est essentielle pour permettre à chaque Malgache de signaler, dans un cadre légal, sécurisé, toute activité suspecte ou collusive, qu’elle provienne d’étrangers ou de leurs complices locaux. Cette nouvelle culture citoyenne contribuera à démanteler les circuits de corruption, à restaurer la confiance entre l’État et le peuple, et à replacer la responsabilité au cœur de la République.
L’époque où certains brandissaient leur carte “8 cm”, symbole d’appartenance à la communauté française, pour échapper à la justice malgache est révolue. Aucun passeport, aucune carte, aucun réseau ne doit désormais conférer un statut d’intouchable. Les lois de la République doivent s’appliquer à tous, sans distinction d’origine, de statut ni de puissance financière. Madagascar entre dans une ère nouvelle : celle où la vérité se substitue au silence, la justice à la peur et la souveraineté au clientélisme. La grande horloge nationale vient de sonner : il est temps de rendre au peuple ce qui appartient au peuple, car César a perdu sa couronne !





