Financement
L’arme avantagée par rapport à la plume
Cela fait maintenant trois (3) mois que les activités pédagogiques et de recherches sont à l’arrêt au niveau de l’Université d’Antananarivo. Une situation qui ne fait ni chaud ni froid aux membres du gouvernement vu qu’aucune décision en lien avec les revendications du Syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants (Seces) n’a été prise. Le gouvernement collégial a préféré avantager l’arme à la plume en débloquant un budget pour le paiement des indemnités des forces de l’ordre déployées en cette période électorale.
Deux milliards d’ariary
Pour financer l’oppression
Madagascar étant en période électorale, le Conseil des ministres de mercredi dernier a validé le déblocage de deux (2) milliards d’ariary pour garantir la sécurité et l’ordre publics. En vérité, il n’y a pas de sécurité publique qui tienne. C’est surtout pour indemniser les forces de l’ordre qui jouent les forces d’oppression mettant à mal la démocratie dans le pays. Ce n’est pas le collectif des candidats qui va dire le contraire. Par ailleurs, ces derniers se plaignent à tout bout de champ que la démocratie est piétinée à Madagascar.
Crise électorale
La médiation difficile
Le Conseil Chrétien des Églises (FFKM) joue le rôle de médiateur à l’heure actuelle. Ce n’est point une tâche facile vu qu’il faut trouver un point d’entente avec des acteurs dont les idées sont complètement opposées. Le président du FFKM reconnaît d’ailleurs la difficulté de la tâche. Toutefois, la recherche de solutions par rapport à la crise actuelle doit passer par la discussion entre les acteurs concernés, aussi bornés soient-ils.