Crise politique
Cédric Vazaha, source du problème
La date de la tenue des élections présidentielles approche à grands pas. La campagne électorale débutera ce mois-ci, notamment le 10 octobre 2023. Néanmoins, la candidature de Cédric Vazaha passe mal au travers de la gorge des candidats. C’est pourquoi la majorité d’entre eux se sont ligués en réclamant l’éviction du candidat ne disposant pas de nationalité malagasy. Tout cela pour dire que la source du problème par rapport à la crise politique actuelle vient de Cédric Vazaha.
Place du 13 Mai
Présence permanente des forces de l’ordre
Les candidats à la présidentielle ont prévu de rencontrer leurs partisans au Palais des Sports de Mahamasina vendredi dernier malgré que cela ait été refusé. Les forces de l’ordre qui jouent les forces d’oppression sont intervenues, ce qui les a poussés à se diriger vers la place du 13 mai pour tenter d’y accéder. Comme la première tentative ne fut pas un succès, le collectif des candidats entend retenter leur chance ce jour. L’on ne sait s’ils auront les tripes pour ce faire, mais ce qui est sûr c’est que les forces de l’ordre seront là pour les attendre de pied ferme. La présence permanente des forces de l’ordre sur la Place du 13 mai et aux alentours est perceptible depuis déjà quelques semaines. Ce n’est pas pour rien s’il a été décidé de débloquer deux (2) milliards d’ariary pour les indemniser.
Processus électoral
L’intérêt national à prioriser
La mission onusienne appelle tous les acteurs de la société malagasy à s’abstenir de disséminer et à combattre tout discours qui pourrait inciter à la haine, la discrimination, à la division ou à la violence. Il faut dire que la crise politique ne passe plus inaperçue en cette période électorale. À cet effet, ladite mission encourage toutes les parties prenantes du processus électoral à prioriser l’intérêt national et ainsi résoudre leurs différends de manière pacifique.
Situation politique
Ça commence à chauffer
Le collectif des candidats a retenté sa chance en voulant accéder à la Place du 13 mai. Comme il fallait s’y attendre, les forces de l’ordre étaient présentes en masse pour empêcher le mouvement d’avancer vers l’Avenue de l’indépendance. Le régime en place a tenté de diaboliser le meeting pacifique en placardant des tracts un peu partout, mais cela n’a pas empêché les citoyens déçus de rejoindre le collectif des candidats pour manifester. Les forces armées qui jouent le rôle de forces d’oppression ont lancé des bombes lacrymogènes pour disperser les attroupements faisant des blessés, dont un candidat à l’élection présidentielle de 2023. C’est assez triste de voir de telles brutalités pendant la Journée internationale de la non-violence.
Gouvernance
Abus de pouvoir démesuré
Madagascar s’enfonce un peu plus dans la pauvreté en raison de la mauvaise gouvernance qui a prévalu dans le pays depuis des années sans qu’aucune amélioration en matière de gouvernance n’ait été constatée. Corruption, abus de pouvoir, népotisme, appauvrissement de masse… tels sont les phénomènes qui ont émergé dans la Grande Ile au fil du temps. Par ailleurs, Dama du groupe Mahaleo a dénoncé hier un abus de pouvoir démesuré du régime en place. Il n’y a rien d’étonnant à ce que Madagascar n’arrive pas à faire le moindre pas vers le développement vu l’environnement malsain qui y prévaut.
Descente dans la rue
Dernier recours du collectif des candidats
Le régime en place a toujours empêché le collectif des candidats de cogiter. Notons que la rencontre du collectif des candidats avec leurs partisans était censée se tenir au Palais des Sports de Mahamasina à la base, mais comme cela leur a été refusé, ils en sont venus à descendre dans la rue. Ils ont également lancé un appel en vue d’un accord politique, mais sans succès. Le collectif des candidats a d’ailleurs déjà affirmé avoir épuisé toutes les voies et recours, ce qui les a poussés à cette descente dans la rue.