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Le Journal de l'île Rouge
Economie

Nourrir 50 millions de Malgaches en 2050 : un défi agricole, climatique et politique.

La gazette de la grande île
17/12/20242 minute read

Les politiciens sauront-ils résoudre une équation aussi complexe que celle-ci : comment nourrir plus de 50 millions de Malgaches en 2050 ? 

Les Malgaches ont besoin de lumière et d’espoir. Mais l’État saura-t-il répondre durablement à une demande alimentaire croissante, face à un climat déréglé, des terres souvent dégradées, tout en préservant l’environnement et en réduisant la dépendance aux importations ou la dépendance vis-à-vis de partenaire pour le développement de Madagascar dans le cadre de la transformation du système agricole. 

Avec la dégradation continue des institutions étatiques, il est difficile d’entrevoir une lueur d’espoir sans une volonté politique forte et manifeste. Pour s’en sortir, Madagascar doit impérativement réinventer ses politiques agricoles et alimentaires. 

La solution passe par une production agricole plus intensive, mais durable. Cette transition doit s’appuyer sur les savoir-faire des Malagasy, dont plus de 80 % vivent en milieu rural, et sur les compétences des intellectuels Malagasy, formés et expérimentés dans le secteur agricole. Il est temps de mobiliser l’intelligence collective malgache pour relever ce défi majeur des prochaines décennies.  

De nouvelles techniques agricoles existent déjà et doivent être déployées : des itinéraires agroécologiques, la transformation des produits pour encourager le *consommer local* et promouvoir une alimentation à la fois saine et nutritive. 

L’urgence est là : il faut montrer une véritable volonté politique à tous les niveaux d’organisation du pays – des ménages aux sociétés civiles, des universités au secteur privé, sans oublier les institutions de l’État – pour transformer structurellement l’agriculture.

Les leviers d’action pour cette transformation doivent être enclenchés au plus haut niveau de l’État. Cela suppose que le gouvernement facilite le déploiement des initiatives existantes et en favorise l’essor, en plaçant au premier plan la jeunesse malgache, en quête d’autonomie et d’intégration.  

Les prochains mois seront décisifs : nos institutions sauront-elles se ressaisir pour prendre les bonnes décisions ?

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